Actualités & Parutions

Retrouvez les actualités d’alertgasoil™ à travers les partages de l’entreprise et les parutions medias.

mar 12/05/2020 - 14:02
Article
pompe-essence

Le gouvernement a annoncé que la TICPE sera remboursée tous les trimestres. Ce dispositif exceptionnel permettra de générer un « gain de trésorerie immédiat de près de 300 millions d’euros pour l’ensemble de la filière ».

Fonctionnalité native d’alertgasoil™, nous la proposons déjà en automatique et avons à cœur d'accompagner tous les acteurs du TRM et de la logistique dans cette période afin de permettre de générer de la trésorerie immédiate. Véritable levier de trésorerie, le formulaire TICPE automatique promulgué par alertgasoil permet, en plus, de dégager de vrais gains administratifs.

En plus d’accompagner les professionnels du secteur dans cette démarche, nos équipes, restées mobilisées ces 2 derniers mois, s’engagent à :

- répondre à toutes les demandes d’information, de formation ou de démonstration
- intervenir sur vos véhicules et sites dans le strict respect des règles sanitaires
- encore et toujours innover et répondre à vos besoins opérationnels

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Redigé par e.giuliani
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Espagne
ven 23/04/2021 - 08:49
Article

La majorité des entrées et sorties de marchandises d’Espagne sont effectuées par le pavillon espagnol (56,5% des entrées et 61,5% des sorties). C’est loin d’être le cas dans tous les pays selon le CNR (Comité National Routier). C’est la raison pour laquelle alertgasoil considère ce marché comme fort potentiel de développement.

Déjà présente sur la péninsule ibérique par le biais de plusieurs clients comme Mendy, Stef ou prochainement Derichebourg, l’Espagne est clairement une destination de choix à travailler.

Le transport routier extérieur s'effectue presque exclusivement avec l'Europe, les principales origines et destinations étant les pays les plus proches : France, Portugal et Allemagne, qui représentent plus de 50% du transport routier international total.

Qu’est-ce qui rend le marché espagnol si attrayant ?

L’environnement économique est l’atout majeur de ce marché. En effet, le secteur des transports représente 2,9% du PIB espagnol (la Communauté de Madrid est la région qui détient le PIB le plus élevé d’Espagne), et 94% des tonnes transportées le sont par la route, selon les données de l'Observatoire des Transports et Logistique en Espagne.
Le fait que ce pays soit dépendant du TRM, montre que la relation entre la mobilité nationale et le PIB, positionne l'Espagne en tant que pays avec la plus grande intensité dans ce type de mobilité.

Le saviez-vous ?

Ce constat pousse l’Etat à l’embauche dans le TRM. Par exemple, l’Université privée Camilo José Cela, propose un diplôme universitaire post-baccalauréat en quatre ans pour former des experts techniques polyvalents aux métiers du transport et de la logistique.

L’Espagne a décidé entre 2012 et 2020 de mettre en œuvre une politique s’apparentant à l’organisation d’une chaîne logistique (PITVI : Plan de Infraestructuras, Transporte y Vivienda), où les connexions entre modes de transport sont privilégiées, afin de fluidifier les échanges de marchandises et les déplacements des voyageurs à l’échelle nationale et internationale.

D’un point de vue logistique, l’Espagne a mis les moyens dans la construction, création et rénovation des routes nationales car le réseau routier espagnol atteint 14 021 km de voies rapides et d’autoroutes. Ces derniers chiffres positionnent l’Espagne parmi les pays européens les mieux équipés.

La question de l’environnement se pose très fortement en Espagne. Comme en France, le Gouvernement espagnol a eu accès aux fonds de la Politique Régionale de la CEE (communauté économique européenne) via le FEDER (le Fonds européen de développement régional ou FEDER est l’un des fonds structurels européens). Il vise à renforcer la cohésion économique et sociale au sein de l’Union européenne en corrigeant les déséquilibres régionaux, financements grâce auxquels l’Espagne peut poursuivre son action de construction d’autoroutes.

Quels freins peuvent compromettre le développement en Espagne ?

Le type de régime politique de l’Espagne actuelle est le suivant : L’Espagne est un royaume, une monarchie parlementaire. Donc, le roi est le chef de l’Etat et le chef des forces armées mais le pouvoir législatif est de la responsabilité des “Cortes Generales” (autrement dit du Parlement) qui assume la majeure partie de la responsabilité législative et du gouvernement.

Autre complication, les conventions collectives sont décidées à l’échelle d’une communauté autonome. Par exemple, chaque communauté autonome possède ses propres jours fériés.

Il est donc très complexe de créer un planning entre l’Espagne et les autres pays européens. En effet, la distance et la barrière de langue rendent les livraisons délicates logistiquement que ce soit au niveau de la formation, de l’assistance, de l’organisation ou encore du suivi.

Règlementation locale et européenne

Il y a en moyenne une dizaine d’heures de route entre les sites français et espagnols.

Ces dernières années, l’Espagne a connu une forte hausse du prix du carburant et des péages sur certaines autoroutes qui entraine une augmentation des coûts d’exploitation. C’est donc un souci pour beaucoup de transporteurs indépendants qui ne répercutent pas forcément cette hausse sur leurs clients.

La Fédération nationale des associations de transport d’Espagne (FENADISMER) signale que les délais de paiement dans le secteur du transport routier de marchandises étaient en novembre 2020 de 85 jours en moyenne, restant ainsi bien au-dessus de la période pré-COVID (78 jours). Elle précise que 72% des clients des transporteurs ne respectent pas la loi sur les délais de paiement et 36% payent à plus de 90 jours.

D’un point de vue légal, le secteur du TRM est aussi beaucoup affecté par les retards législatifs. Effectivement, le consensus nécessaire à l’approbation du Paquet Législatif de la Mobilité (promu par la Commission Européenne) n’a pas encore été obtenu alors qu’il devrait favoriser la concurrence loyale et les droits des transporteurs et conducteurs (professionnalisation de l'accès aux transports légers, réglementation du cabotage, du détachement des travailleurs, des périodes de repos, ou le caractère obligatoire du tachygraphe numérique…).

D’autre part, l’entrée en vigueur du règlement relatif à l’Organisation des Transports terrestres, initialement prévue pour le 1er janvier 2019, a été retardée en raison des changements politiques qui ont marqué le pays, et les intentions du gouvernement ne sont pas tout à fait claires.

Redigé par a.palli
chariot12
ven 09/04/2021 - 09:50
Article

La France dispose de 78 millions de m² d’entrepôts et de plateformes logistiques (EPL). Liés à l’activité économique des régions, ils sont concentrés dans la moitié Nord de la France et en Rhône-Alpes et près de 58 % de ces EPL sont implantés dans des « aires logistiques denses ». Seulement un tiers de ces EPL sont exploités par des entreprises du secteur des transports ou de la logistique.

Etat des lieux du marché

Le marché des chariots élévateurs en France recouvre un ensemble de machines conçues pour l’élévation et le transfert de charges dans les usines et les entrepôts de stockage. Le développement de ce marché se traduit aujourd’hui par la coexistence de nombreuses gammes de chariots, dont la capacité de charge utile varie généralement entre 1,5 et plus de 40 tonnes.

Le marché des chariots industriels se divise en 3 grandes catégories :

• Les chariots frontaux thermiques (diesel ou gaz)
• Les chariots frontaux électriques
• Les chariots de magasinage (électriques) destinés principalement aux plateformes logistiques.

Les chariots élévateurs ont connu en France de nombreux chocs au cours des 20 dernières années. La croissance exponentielle de ce marché s’explique par l’automatisation de l’intralogistique et les nouvelles réglementations françaises pour les engins électriques.

Les acteurs principaux :

Fenwick : Fenwick propose des chariots élévateurs adaptés à chaque secteur et à chaque type d’exigence. La gamme de chariots Fenwick est unique : elle réunit 77 séries avec jusqu’à 382 versions de modèles et plus de 10 000 options d’équipements. Mais quels que soient les modèles, leur conception est toujours orientée par trois principes fondamentaux : la productivité, la sécurité et l’ergonomie.

Toyota : Toyota Material Handling est membre du groupe Toyota Industries Corporation (TICO), leader mondial des constructeurs de chariots élévateurs depuis 2001. TICO assoit encore davantage sa position de partenaire de premier choix dans le domaine de la manutention et apporte ainsi des solutions globales quelle que soit la taille des projets.

Jungheinrich : Jungheinrich est l’un des trois leaders mondiaux de l’intralogistique. Jungheinrich propose une gamme complète d’équipements de manutention, de systèmes de stockage, d’entrepôts à hauts rayonnages entièrement automatisés et de services innovants.

Still : STILL occupe depuis longtemps le premier rang mondial des fournisseurs de chariots élévateurs, tracteurs et porteurs, offrant également les systèmes d'intralogistique les plus modernes. Avec près de 8900 collaborateurs, 6 sites de production, 14 établissements en Allemagne, 21 filiales à l'étranger, ainsi qu'un réseau de distribution mondial, STILL est une entreprise solidement implantée au niveau international. STILL apporte une réponse optimale aux exigences actuelles et à venir des petites, moyennes et grandes entreprises.

A quelles problématiques font face les exploitants :

Dans ce secteur, certaines inquiétudes sont tenaces … à juste titre ! Les préoccupations sont nombreuses avec, entre autres, les coûts d’exploitations, qui sont assez élevés, car plus le chariot est « vieux », plus ses coûts d’exploitation et de maintenance augmentent.

De plus, ces instruments sont souvent victimes de casses, d’accidents ou de pannes. Souvent dus à l’usure, ces paramètres provoquent des coûts de maintenance additionnels et de rachat de matériels importants.

Comme dans tout secteur possédant des outils techniques et/ou technologiques, le vol de matériel est une pratique fréquente. Cela est dû certes à la malhonnêteté de certains individus, mais aussi au fait que les entreprises n’équipent pas tous leurs engins avec un appareil GPS ou un service de geofencing.

La rationalisation des modèles est aussi une source d’inquiétude. Souvent le choix de l’outil n’est pas celui qui est le plus en adéquation avec son usage, la sélection réfléchie de la catégorie de chariot dont l’entreprise a la nécessité a pour but d’optimiser sa flotte et d’éviter des coûts de maintenance et/ou des frais dû à la non-utilisation des chariots.

Quelle solution adopter ?

Avenir Développement Durable (ADD) propose une solution qui a pour vocation de répondre à ces problématiques : « Locariot »

Cette solution est un outil de gestion et de géolocalisation spécialisé dans les chariots élévateurs. A l’aide d’un boîtier électronique, implanté dans le chariot, le système collecte les données (heures de fonctionnement, utilisation, trajets…) et offre une vision analytique et facilitée des principaux indicateurs de productivité.

L’application qui va de pair avec la solution se présente sous la forme de plusieurs catégories cliquables : Tableau de bord, Carte, Geofencing, Rapports et Administration.

Grâce à ce service de géolocalisation, les chariots sont surveillés et sécurisés 24/7 pour éviter les vols, mais pas seulement !

Les principales fonctionnalités sont :

• La rationalisation de la flotte :

Ce sont des coûts de maintenance, d’entretien et/ou d’achats qui sont évités grâce à ce mécanisme, qui permet entre autres le roulement exhaustif des véhicules.

La solution aide à sélectionner le type de chariot adéquat. Il existe des chariots spécialisés qui nécessitent d’être en extérieur et/ou intérieur, et qui ne sont pas utilisés pour leurs caractéristiques d’origine, ce qui crée des soucis techniques et matériels. Ils peuvent aussi s’abîmer parce qu’ils sont laissés de côté, trop peu sollicités.

Locariot permet de rationaliser le nombre d’heures moyen par chariots, de manière personnalisée, sur des paramètres mensuels, hebdomadaires et/ou quotidiens. L’utilité principale de cette fonctionnalité reste le fait de ne pas suracheter des chariots et d’avoir le bon temps d’utilisation de chaque véhicule.

Une bonne répartition permet d’économiser sur les coûts d’exploitation. Dans ce but, Locariot aide les entreprises à contrôler et maîtriser leur flotte de chariots sur tous leurs sites. En fonction des besoins, la solution optimise les affectations et la présence de chariots sur site pour ne pas être en surplus ou manque de matériel.

• L’autonomie du chariot :

L’autonomie des batteries électriques peut-être une menace. En effet, notre solution alerte les conducteurs lorsqu’une maintenance ou un niveau de batterie est critique pour éviter les casses et/ou accidents.

• La localisation des chariots :

La localisation en temps réel est un vrai gain de temps, en plus de permettre de faire des économies d’essence, électricité ou autres carburants. De plus, les entrepôts sont vastes, il est donc difficile de savoir la position exacte du chariot. Locariot met en place ce dispositif pour faciliter l’accessibilité aux chariots.

Aussi, grâce à cette fonction, il est possible de connaître les trajets effectués au long de la journée par les chariots. Cela donne une possibilité d’optimiser les trajets et/ou de créer des circuits plus économiques en termes de consommation.

• Une protection contre le vol :

Le geofencing permet de limiter considérablement les vols de véhicules mais aussi de surveiller assidûment les zones à risques.

Dans l’article précédent qui expose les caractéristiques du geofencing, on peut voir l’utilité que cette fonctionnalité clé a pour un gestionnaire de flotte. En effet, grâce aux zones délimitées, Locariot permet d’éviter qu’un chariot quitte l’entrepôt sans autorisation, ou qu’il emprunte des itinéraires dangereux (par rapport aux couloirs étroits, etc.…).

Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter en cliquant ici : contact

Redigé par a.palli
geofencing
ven 12/03/2021 - 08:34
Article

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Aujourd’hui, de nombreux transporteurs installent des boîtiers de géolocalisation dans leur véhicule pour suivre, sécuriser et analyser leurs déplacements. Cette technologie GPS a donné naissance au geofencing, système de gestion qui suit l’activité des véhicules dans le but de réduire les coûts, lutter contre le vol, etc.…

Comment fonctionne le geofencing ?

Une géofence est une barrière virtuelle autour d’un emplacement physique. Cette limite géographique crée une séparation entre cet endroit et la zone qui l’entoure. Le geofencing peut détecter les mouvements à l’intérieur de cette zone clôturée qui peut prendre n’importe quelle taille ou forme, même une ligne droite entre deux points. Les géofences sont créées à l’aide d’un logiciel de cartographie, qui permet à l’utilisateur de dessiner la géofence sur la zone désirée. Elle est constituée de data sur les coordonnées GPS (latitude et longitude) ou, dans le cas d’une géofence circulaire, d’un point qui en forme le centre.

Le geofencing est un outil indispensable aujourd’hui, qui permet de remonter des alertes aux conducteurs et aux responsables du parc lors de leurs entrées ou sorties de ces zones géographiques. Ces données permettent de prendre des décisions stratégiques sur le pilotage quotidien de l’activité.
A la différence de la géolocalisation qui est utilisée pour le suivi géographique de la flotte, le geofencing surveille, alerte, suit et analyse les déplacements sur des zones prédéfinies.

Le saviez-vous ?

Aussi appelé gardiennage virtuel, cette pratique de ciblage peut être utilisée en marketing. Elle permet aux entreprises d’envoyer des offres, de la publicité et du contenu pertinent à l’endroit où se trouvent les clients. Grâce à cet outil, les entreprises peuvent suivre et recueillir des données sur le profil client (big data) et la position géographique dans une zone spécifique. Par exemple, il est possible d’envoyer une publicité à tous les passants jusqu’à 30 jours après leur présence dans la zone avec une stratégie de geofence !

Quels sont les avantages du geofencing dans le secteur du transport ?

Le geofencing, atout considérable dans le secteur du transport de marchandises, permet :

  • L’amélioration du service client. Le geofencing permet à votre entreprise d’être plus réactive et de répondre plus rapidement à un client en faisant intervenir un salarié qui se trouve à proximité de la zone concernée. Le suivi de flotte peut aussi vous permettre d’annoncer à votre client une heure précise d’arrivée ou de le prévenir en cas de retard. En cas de réclamation, le gestionnaire peut visualiser l’historique des informations : heure d’arrivée chez le client, temps passé sur place, heure de départ pour s’en servir sur les interventions suivantes.
  • La facilitation du travail des commerciaux. Le geofencing est un moyen d’optimiser ses journées en organisant ses rendez-vous et son itinéraire pour ne manquer aucun client.
  • La prévention des risques. Lorsqu’un véhicule sort d’une zone prédéfinie ou alors lorsqu’il s’approche d’une zone dite à risques, le geofencing peut permettre de faire le lien entre les bases de données et la localisation GPS. Par exemple, la technologie alertgasoilTM est capable de cibler les zones où le siphonnage est une pratique fréquente et si le véhicule entre dans cette zone, le geofencing alertera le conducteur et permettra d’éviter un potentiel siphonnage de son réservoir.
    Le geofencing est capable de détecter les conducteurs dits « à comportements à risques » en relevant les accélérations faites entre un point A et un point B. Donc dans la même logique que précédemment, si la zone est à risque (produits inflammables, toxiques ou autres), le geofencing peut éviter dans ce cas un potentiel accident en prévenant le conducteur avec une alerte.

  • Justification de la facturation. En plus d’analyser le nombre et la durée des interventions, le temps passé sur un chantier ou chez un client, le geofencing permet de prouver qu’une intervention a bien été réalisée et combien de temps précisément elle a duré.
  • Signalement des vols de véhicules : si l’un de vos véhicules est volé, vous recevrez une notification push vous permettant de le localiser et le suivre. Si les véhicules ne doivent pas sortir du parking la nuit, il suffit de paramétrer une alerte sur le géofence parking et tout mouvement suspect déclenchera une alarme et préviendra les forces de l’ordre.
  • Lorsqu'un transporteur arrive dans un entrepôt, cela lui prend toujours du temps d'avoir les droits d'accès et de trouver où déposer les marchandises. Demain, lorsqu'il s'approchera de l'entrepôt, ce dernier sera automatiquement averti et pourra commencer les démarches en amont. Les accès au site seront préparés ainsi que l'emplacement où stationner le camion. Le transporteur ainsi que l'entrepôt pourront se concentrer sur leur cœur de métier.

    On imagine, dans un avenir proche, que le geofencing permettra d’informer les véhicules lorsqu’ils entrent en Zone à Faibles Emissions (voir l’article sur les énergies de demain) pour déterminer s’ils sont aptes ou pas ou s’ils utilisent le bon carburant. Si les données de la jauge sont corrélées avec les données GPS, le système sera capable d’alerter en cas d’utilisation du mauvais carburant dans le réservoir ou encore si la consommation qu’il en fait n’est pas néfaste pour rentrer dans une ZFE dans le but d’éviter des amendes pour non-respect de la réglementation.

    Les solutions en complément du geofencing dans le TRM

  • Le Corridoring :

    Le Corridoring se base sur le même principe que le Geofencing et utilise également la technologie GPS, mais ici on obligera le véhicule à suivre un couloir de circulation bien défini entre un point A et un point B. Toutes sorties de ce couloir de circulation génèrent une alerte à destination de l’exploitant.

  • L’aide à la navigation :

    L’aide à la navigation est un outil qui fonctionne grâce à la même technologie que le geofencing. Comme son nom l’indique, elle est destinée à guider le chauffeur tout au long du transport. Le chauffeur pourra entrer l’adresse du lieu où il veut se rendre et le système, connaissant la position du véhicule, va calculer l’itinéraire optimal pour se rendre d’un point de départ jusqu’au point d’arrivée. Si le respect des trajets préétablis n’est pas respecté, une alerte est envoyée.

  • Le « pay as you drive »

    Ce concept vise à facturer uniquement les kilomètres réels parcourus et s’en suit donc une tarification plus équitable. Il prend en compte les freinages, les accélérations et l’anticipation des virages.

  • Prestation de transport :

    Le geofencing permet d’apporter une justification aux clients sur la présence des véhicules sur les zones indiquées sur la facture. Il apporte des données réelles que ce soit sur la localisation, les horaires, le carburant utilisé, ou tout autres données facturées.

    L’œil de l’expert : alertgasoilTM

    Trois questions à Alain Heurtin, chef de projet grand compte chez alertgasoiltm.

    1/ Quels sont les avantages du géo repérage pour la gestion de flotte ?

    Les bénéfices sont nombreux pour les entreprises dans le TRM ! Il permet grâce à une application de télématique embarquée de contrôler l’utilisation de son parc. Par exemple, il nous permet de savoir si un véhicule sort de la zone surveillée ou encore connaître les zones restreintes que les véhicules doivent éviter.
    Le geofencing permet également d’analyser l’activité sur un site en particulier comme la durée des trajets pour s’y rendre, la durée des arrêts sur site, la fréquence et le nombre de visites, les horaires. Cela évite aux conducteurs de revenir à l’entreprise pour communiquer les données liées à leur activité. C’est donc une économie de temps et de coût !

    2/ Comment peut-on utiliser le geofencing dans votre secteur ?

    Il est très utile, surtout pour prévenir des zones de stationnement à risques pour les vols de carburant ! Cette fonctionnalité offre pas mal de possibilités, car elle nous permet de faire remonter rapidement les anomalies dans les zones qu’on a ciblées. Et enfin au niveau de la facturation des clients, le geofencing relève le temps de présence sur la zone, ça évite les désaccords.

    3/ Existe-il des utilisations du geofencing atypiques ?

    Il y a plusieurs exemples, mais le plus pertinent peut-être par exemple : une badgeuse dématérialisée qui permet aux employés de s’identifier avec leur smartphone lors des arrivées et départs de l’entreprise. Il suffit de définir la zone dans les locaux de l’entreprise. C’est très pratique autant pour les employés que pour les DRH ! C’est un gain de temps considérable.

  • Redigé par a.palli
    ecoconduite
    ven 05/03/2021 - 10:48
    Article

    « Un éco-conducteur est un pilote qui au lieu de faire “ ronfler ” son moteur sait lui faire donner son maximum d’efficacité à moindre consommation. », Bertrand-Olivier Ducreux, ADEME.


    Technique de conduite théorisée en 2006, l’écoconduite désigne un comportement de conduite professionnelle et citoyenne permettant de réduire sa consommation de carburant, limiter l’émission de gaz à effet de serre et diminuer le risque d’accident. Elle a pour vertu aussi d’être moins fatigante sans impacter la vitesse commerciale, voire de l’améliorer dans la plupart des cas.


    L’objectif est simple : utiliser au mieux les capacités du moteur et des équipements pour pratiquer une conduite souple, à vitesse constante en tirant profit du couple et de l’inertie du véhicule. Petit panorama des bonnes pratiques et indicateurs disponibles sur le marché.






    Panorama du marché


    Aujourd’hui l’offre écoconduite sur le marché est riche mais peu diversifiée. Que ce soit les offres de télématiciens ou celles des constructeurs directement, les critères et indicateurs employés restent souvent identiques. Et pour cause ! Le « conduire autrement » se base sur des comportements simples et assez génériques. Faisons-en le tour rapidement :

    1. Favoriser la conduite à bas régime

    2. Limiter sa vitesse (en privilégiant le rapport le plus haut sur la boite de vitesse)

    3. Stabilité de la vitesse : maintenir une allure constante

    4. Anticipation : éviter de freiner ou d’accélérer inutilement

    5. Eteindre le moteur du véhicule lorsqu’on est en stationnement ou en file d’attente


    Tous ces indicateurs ont pour vocation d’amener les conducteurs à « rouler mieux », pas forcément moins vite, en adoptant des techniques de conduite ou plutôt une attitude globale. En adoptant une conduite « sereine » au quotidien, un conducteur a un potentiel moyen de diminution de sa consommation de 7 à 10 % en usage moyen mais aussi une réduction sensible de la sinistralité (réduction de 10 à 15 % en moyenne du risque d’accident).


    Sur le marché, les offres des constructeurs ont bel et bien le vent en poupe : Optifuel chez Renault Trucks, Scania Driver support, Iveco On…Malheureusement dans des flottes multimarques, il est complexe d’employer les solutions constructeurs car si la façon de mesurer est la même – capteurs – la façon de l’afficher et de l’interpréter est différent d’une marque à l’autre. Imaginez alors, pour comparer 2 conducteurs roulant sur des véhicules différents, le travail d’alignement déjà nécessaire. Et dans le cas où les conducteurs changent de marques plusieurs fois dans la semaine, cela relève simplement du cauchemar pour animer les conducteurs.


    En optant pour les télématiciens dits « généralistes », il est possible de s’exonérer de cette problématique. En revanche, 2 autres inconvénients sont à noter :


    - la dépendance aux données propres à chaque constructeur, ce qui ne permet pas de comparer 100% des conducteurs sur les mêmes datas

    - l’impossibilité d’avoir une granularité dans la notation en appliquant des profils de conducteur ou de conduite (réglage et pondération des indicateurs).


    Certains systèmes, universels dans les données (comme dans les marques et modèles équipables) garantissent l’indépendance de la notation mais permettent aussi la création de profils de conducteurs ou de conduite. C’est le cas du système alertgasoil dont le module écoconduite a été intégralement pensé et développé par et pour les formateurs écoconduite de clients.


    Et maintenant que fait-on de ces données ?


    Une fois les véhicules équipés d’un système de remontée des notations écoconduite, quelle est la suite ? Comme tout outil, sans usage et animation, pas de gain !


    Idéalement, l’outil doit se positionner en amont, pendant et en aval de la stratégie de formation des conducteurs :


    - en amont, pour identifier les conducteurs à prioriser en termes de formation et d’axes de progrès

    - pendant, pour suivre l’impact des actions menées sur la consommation

    - en aval, pour s’assurer que les effets de la formation dispensée perdurent dans le temps.


    Grâce à un outil de mesure de la consommation, l’objectif est de corréler les données éco-conduite conducteur avec leur impact sur la consommation pour mettre en œuvre des plans d’actions concrets.


    Que l’objectif soit :


    - l’impact sur la consommation L/100

    - la baisse de la sinistralité

    - la réduction des coûts de maintenance


    La réussite d’une stratégie écoconduite reposera sur l’animation réalisée autour de ces notations. C’est cette animation qui sera notamment en mesure de renforcer le lien social puisqu’elle vise à récompenser ceux qui s’investissent le plus dans l’entreprise et non seulement les « meilleurs ».


    Certains applicatifs permettent, via un suivi fin, enrichi de challenge et de modules elearning à valeur ajoutée, une exploitation optimale des données comportementales pour créer implication et émulation des conducteurs. C’est le cas par exemple de Winkkee portée par CO2 service qui, par le biais des données alertgasoil, mobilise le savoir-faire de formateurs de métier dans l’animation quotidienne des conducteurs sur le terrain.


    Paroles d’expert : Christophe Juhel, Fondateur de CO2 service & Winkkee


    alertgasoil: Christophe Juhel, fort de votre expérience de 20 ans dans le transport, quel regard portez-vous sur l’évolution des systèmes d’éco-conduite proposés sur le marché ?

    Après une course effrénée à un nombre d’indicateurs toujours plus grandissant grâce à l’évolution des technologies (notamment de capteurs), cette évolution semble marquer un pas car trop de données ne permettent pas d’apporter la pédagogie facilement pour animer les conducteurs. Si cet outil était réservé avant aux formateurs, les managers des conducteurs veulent maintenant des outils efficaces pour animer leurs collaborateurs avec des indicateurs pertinents et pédagogiques.



    alertgasoil: Selon vous, à quel tournant doit-on s’attendre en la matière sur les prochaines années ?

    J’ai le sentiment que nous sommes en train de passer du monde technique au monde de l’animation de la performance.


    Le manque cruel de conducteurs sur le marché et l’arrivée de nouvelles générations de conducteurs et de technologies de véhicules va accentuer ce besoin car, si dans un temps peu reculé, la consommation était la seule performance ciblée, aujourd’hui les modules éco conduite de dernière génération avec une animation pensée comme axe managérial va produire des effets bien au-delà :


    -Animer le conducteur sur son cœur de métier qui est la conduite – et oui, la multiplicité des tâches qu’ils ont intégrées en quelques années, nous fait parfois l’oublier,

    -Amélioration des conditions de travail,

    -Performance de qualité de service – moins de retard, moins de litiges marchandise,

    Comme vous le voyez les effets de bord peuvent être très importants, au-delà de la recherche de la baisse des coûts avec des gains à tous les niveaux : RH / Assurance / Petite casse / Relation client / ….


    alertgasoil: quels conseils donneriez-vous à une entreprise de transport qui souhaiterait se lancer dans une stratégie d’animation autour de l’éco-conduite ?


    Je crois que pour avoir une efficacité maximum, c’est un projet qui se veut managérial :

    -Avoir une vision long terme afin d’éviter les sprints qui essoufflent tout le monde,

    -Le baser sur les valeurs de l’entreprise,

    -Donner du sens à la démarche pour l’entreprise, mais aussi pour chaque conducteur – pourquoi il est pertinent pour moi de changer de comportement et de m’améliorer dans mon comportement de conduite,

    Impliquer tout le monde car les conducteurs ne sont pas un maillon isolé: l’exploitation et le garage car ils ont leur part dans la réussite, les fournisseurs pour la politique de récompense, les clients pour la reconnaissance de la performance.

    - Et surtout communiquer, communiquer, communiquer avec fierté de chaque progrès accompli en amenant cette reconnaissance dans la poche du conducteur.


    alertgasoil: Est-ce que l'eco-conduite est une question de taille d'entreprise ?


    Absolument pas!

    La démarche n'est pas réservée à une "élite" bien au contraire! L'eco-conduite a, aujourd'hui, tellement d'avantages à être instaurée (impact social, climat interne, accidentologie, sinistralité, fidélisation des collaborateurs...) que toutes les structures sont gagnantes. Et les structures d'accompagnement à la formation et à l'animation sont autant adaptées aux petites structures qu'aux grands groupes! Donc plus d'hésitation!












    Voiture photo créé par freepik - fr.freepik.com

    Redigé par a.palli
    connecte
    ven 29/01/2021 - 10:53
    Article

    Après les téléphones, les villes, les maisons et les voitures connectées, c’est au tour des camions du secteur du TRM de se mettre à l’IoT (Internet of Things).

    « 75% des camions utilisent actuellement des applications qui leurs permettent de détecter les dangers, d’avertir en cas de sorties de voies, de réguler leur vitesse de façon adaptative et de fournir des systèmes automatiques de freinage » selon Straub.

    Dans le futur, les experts envisagent de créer un camion capable d’être (semi) autonome qui aurait comme principale domaine d’expertise un objectif 0 pannes (par exemple avec le modèle disponible fin 2021 de Tesla). Le but de ces camions connectés est d’optimiser grâce à des données à valeurs ajoutées, les parcs, les conducteurs et les consommations.
    Si, un camion n’a pas besoin d’être connecté pour être fonctionnel et facile d’utilisation, avec ces fonctionnalités il n’en deviendra que plus performant et fiable. Les véhicules intelligents s’apprêtent réellement à révolutionner le secteur de la gestion de flotte automobile. En transmettant des données à la fois fiables et précises, la télématique embarquée s’érige en un véritable outil de gestion connecté.

    Quels sont les différents outils/applications qui permettent le recueil d’informations ?

    Il existe plusieurs outils qui permettent la relève et l’analyse de données :
    • Les systèmes de TPMS donnent accès à toutes les données autour de la pression des pneus. Ces données peuvent être reçues via smartphone, écran ou système embarqué et permettent de réduire l’accidentologie et limiter les pannes.

    « Au Danemark, Continental démarre un projet pilote de surveillance en temps réel de la profondeur de la bande de roulement des pneus avec l’opérateur d’autopartage ShareNow et le télématicien Traffilog. La solution, testée sur les pneus de 600 véhicules électriques, utilise un algorithme pour traiter les données issues de capteurs et prédire l’usure de la bande de roulement. Continental annonce une précision de la mesure de la bande de roulement inférieure au millimètre. » Source, Transport Info.>/p>

    • Les réservoirs se connectent aussi ! Après les bouchons connectés qui ont fait leur temps il y a quelques années, il est maintenant possible de placer une sonde insérée directement dans les réservoirs pour mesurer en continu et temps réel la consommation. Ces instruments permettent également de déclencher des alertes en cas de siphonnage (c’est le cas d’alertgasoil™, spécialisé dans la lutte contre le détournement de carburant)

    • Des systèmes de caméras embarquées qui filment l’avant et l’arrière du camion peuvent être utiles pour plusieurs raisons ! Elles permettent tout d’abord de sécuriser la conduite en palliant aux angles morts (le décret n° 2020-1396 du 17 novembre 2020 a instauré l’obligation pour les véhicules de plus de 3,5 t de signaler les angles morts dès le 1er janvier 2021). Mais elles servent aussi à prévenir des différents risques routiers car elles sont en général rediffusées soit sur l’écran de contrôle du véhicule soit vers l’infrastructure.

    « WebFleet Solutions lance avec Lytx un outil « vidéo-télématique » de surveillance des trajets des camions (disponible en avril 2021). Cette solution baptisée Webfleet Video repose sur l’ajout des dashcams embarquées de Lytx à l’offre de gestion de flotte de Webfleet. » Source, TransportInfo.

    Le saviez-vous ?

    Il existe plusieurs systèmes de communication IoT :

    -V2V (Véhicules à Véhicules) : permet aux voitures de communiquer entre elles, en particulier pour signaler leur présence. Ainsi, si une voiture est immobilisée dans une pente descendante, donc impossible à voir pour un conducteur qui s’en vient et qui monte la côte, elle enverrait un signal que la seconde voiture capterait. En connaissant la position exacte de la voiture arrêtée, la seconde voiture prendrait d’elle-même les actions nécessaires pour éviter une collision. Il ne s’agit que d’une des innombrables situations où le V2V serait utile.
    -V2I (Véhicules à Infrastructures) : Le principe est le même sauf que l’information remonte au centre de gestion du Traffic ou à l’entreprise.

    - Assuré par des boîtiers électroniques connectés aux circuits électriques, le télédiagnostic assurerait un contrôle permanent des véhicules, anticipant de fait les problèmes mécaniques et défaillances. Conséquence pour la flotte de transport de marchandises : baisse des coûts de maintenance, optimisation des programmes d’entretien, augmentation de la durée de vie des véhicules.

    • Les systèmes ADAS sont des systèmes de sécurité, d'information ou d'assistance du conducteur qui permettent de libérer le conducteur d'un certain nombre de tâches qui pourraient atténuer sa vigilance. Ils servent à éviter l'apparition d'une situation dangereuse en assistant le conducteur dans sa perception de l’environnement (détecteurs de dépassement, de risque de gel, de piéton, etc.)

    • Un boitier télématique, autrement appelé « boite noire », obtient instantanément les informations sur l’état du véhicule, le trajet, la consommation ainsi que sur la conduite du chauffeur.

    • Pour les portes, un système de verrouillage/déverrouillage pour une sécurité optimale.

    Comment faire le tri dans toutes les informations que reçoivent les transporteurs ?

    Des agrégateurs de données ont émergé afin de centraliser, formater et exposer les données issues de multiples sources télématiques.
    Parmi ces agrégateurs de données on peut retrouver : S3pweb, Shippeo, , …
    Par ailleurs, nombre d’outils connectés permettent la récupération de leurs datas par webservices, pour une intégration facilitée dans les systèmes d’information client.

    Le saviez-vous ?

    Une autre tendance serait celle des poids lourds autonomes et électriques. Déjà en phase de test aux États Unis ou en Allemagne, il s’agirait d’étendre à grande échelle le « platooning ». La conduite en peloton consiste à créer un convoi composé d’un premier véhicule piloté par un chauffeur, suivi par plusieurs autres véhicules connectés au camion de tête par des systèmes télématiques. En Allemagne, la privatisation d’une voie d’autoroute pour développer ce type de convoi est d’ores et déjà envisagée. Le futur du transport de marchandises est en route.

    L’œil de l’expert : Alertgasoil™

    Trois questions à Albert Benros, Key Account Manager chez Alertgasoil™.

    1/ Considérez-vous l’IoT comme étant un sujet important dans le secteur du TRM ?

    Oui c’est même stratégique pour les chargeurs et les clients qui ont besoin d’informations ! Le métier reste le même mais la demande des clients a changé, on doit s’adapter. Aujourd’hui tout tourne autour de la qualité.

    2/ Quels impacts cela pourrait-il avoir sur le travail au quotidien ?

    La première impression ancienne et dépassée serait de penser que ces solutions relèvent d’un manque de liberté, d’autonomie et de confiance dans les conducteurs mais en réalité c’est tout l’inverse. Ces outils aident le conducteur, l’entreprise et le client !
    Ces objets connectés apportent une traçabilité de toute la chaine logistique en plus de simplifier nettement le travail au quotidien des conducteurs/transporteurs. Ils ont aussi l’avantage de nettement rassurer les clients.
    C’est un vrai impact qualitatif !

    3/ Quels objets connectés est, pour vous, devenu indispensable aux transporteurs ?

    S’il fallait vraiment faire un choix, à mon sens la géolocalisation est un outil nécessaire et indispensable sur toute la chaine logistique, autant sur le camion que sur les colis transportés. Aussi le contrôle de températures sur les remorques réfrigérées a beaucoup d’importance pour moi.
    Dans mon métier, les jauges dans les réservoirs et les tachys sont de réelles avancés dans la lutte contre l’impact de l’empreinte carbone dans le secteur du transport. C’est un outil de mesure écologique et économique !

    Redigé par a.palli
    IMAGE
    jeu 21/01/2021 - 10:51
    Article

    Le secteur du TRM fait face aujourd’hui à deux challenges : une demande de mobilité toujours plus élevée, 89% des marchandises vendues sont transportées par la route, et un impact environnemental pointé du doigt (7% des émissions totale de CO2 en France). A ceux-ci s’ajoutent les innovations digitales, comme les véhicules connectés qui marquent une véritable « transition automobile » (écoconduite intelligente, étiquette CO2 au trajet, optimisation des tournées,..).

    Alors comment choisir ou transformer son mode de consommation de carburants ? On vous livre ici quelques éléments d’informations sur ces nouvelles énergies.

    Quelles sont les mesures en vigueur ou à venir en termes de fiscalité « verte » ?

    • L’UE oblige les constructeurs à réduire de 15% les émissions CO2 de poids lourds à partir de 2025 (30% à partir de 2030).

    • Les normes Euro 6/7 : qui visent à réduire les empreintes carbones d’ici 2025 (France ; Inde ; Pays-Bas ; Suède ; Norvège ; Royaume-Uni ; Chine… Les gouvernements de ces pays ont tous exprimé leur volonté de mettre fin au diesel et à l’essence en se fixant des objectifs à plus ou moins longue échéance.)

    • La loi de finance de 2019 prévoit la prolongation du dispositif de suramortissement pour les véhicules utilisant des énergies propres jusqu’à fin 2021.

    [Véhicules entre 2,6 et 3,5 tonnes : taux de suramortissement de 20% au lieu de 40%.

    Véhicules entre 3,5 et 16 tonnes : taux de suramortissement de 60%.

    Véhicules de plus de 16 tonnes : taux de suramortissement de 40%.]

    • Loi de finance 2021 : 3 nouveaux amendements de France logistique ont été annoncés dont une aide à l’achat de véhicules plus propres, une aide à l’installation de stations d’avitaillement privatives et l’obtention d’une garantie de l’Etat pour les prêts consentis.

    Le saviez-vous ?

    • Les ZFE (Zone à Faibles Emissions) peuvent aussi être un facteur de choix dans ces énergies. En effet, déjà adoptée par 231 villes et métropole européennes, elles encouragent à réduire les émissions de CO2 en zone urbaine pour une circulation des véhicules plus « propres » (plus de 15 métropoles françaises sont concernées).

    Dans ces zones, la circulation est autorisée avec une étiquette pastille « Crit’Air », d’environ 3,60€, obligatoire sous peine d’une amende (de maximum 450€). La classification des véhicules polluants repose sur le système des vignettes Crit’air :

    - 6 catégories : des véhicules peu polluants aux très polluants (électriques, Crit’air 1 à 5) et « non classés » (véhicules les plus anciens, immatriculés avant 1997). Cette catégorie, valable toute la durée de vie du véhicule, est délivrée à partir des informations figurant sur le certificat d’immatriculation (motorisation, âge du véhicule…). Tous les véhicules routiers sont concernés : voitures particulières, véhicules utilitaires, poids lourds, bus et autocars, deux-roues, trois-roues, quadricycles.

    Dans les données publiées par le SDES, la catégorie de vignette est déterminée pour tous les véhicules (à l’exception des deux-roues et trois-roues motorisés et quadricycles) à partir des informations du certificat d’immatriculation, qu’une vignette ait été commandée ou non par leurs propriétaires.

    Jean-Baptiste Djebbari, ministre des transports, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, annoncent la mise en place d’un bonus pour l’achat d’un véhicule industriel (camion, autobus, autocar) fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène (jusqu’à 50 000 euros pour un camion)

    Quelles sont les différentes énergies qui permettent une alternative au gasoil ? Et comment choisir ?

    Il existe 4 grandes catégories de nouvelles énergies : Le GNV (Gaz Naturel Véhicule), L’électrique et les véhicules hybrides, l’hydrogène, le biocarburant/ Biogazole.

    Le Biocarburant, l’énergie écolo ?

    Les biocarburants sont des carburants issus de matières organiques végétales renouvelables (betterave, colza, tournesol, céréales, canne à sucre…). Il existe deux types de biocarburants : le bioéthanol (pour les véhicules à essence) et le biogazole (pour les véhicules à Diesel).

    Conclusion

    Alors est-ce que ce carburant est la solution ? Comme le nom peut le faire penser, l’utilisation du biogazole diminue les émissions de gaz à effet de serre (jusqu’à 59% contre 14% pour le bioéthanol). Le biocarburant B100 par exemple, est le « premier » carburant français 100% végétal, renouvelable et tracé selon le groupe Avril.

    Le Gaz Naturel, un nouveau souffle.

    Il existe deux types de GNV/BioGNV : Le GNC/ BioGNC (Gaz Naturel Comprimé) et le GNL /BioGNL (Gaz Naturel Liquéfié). Pour ces deux gazs, l’allumage est dit « commandé » (choc du moteur plus doux) et pour le Diesel on parle d’auto-allumage (choc brutal du moteur). Le bioGNV provient de sources organiques (ordures ménagères, boues des stations d’épuration…).

    • La LOM (Loi d’orientation des mobilités) prévoit de développer l’usage des camions roulant au gaz (GNC disponibles en ravitaillement dans les réseaux de transport).

    L’avantage de ces carburants est la diminution des bruits moteur d’environ 50%, aussi, ses émissions de CO2 sont bien plus faibles (- 80%). Cependant, malgré tous ces atouts l’achat d’un véhicule poids lourds fonctionnant au gaz est environ 30% plus cher qu’un véhicule Diesel. De plus, le stockage du gaz prend beaucoup de place (pour un litre de diesel, il faut compter 5 litres de gaz). Actuellement, l’autonomie maximale d’un camion GNC est d’environ 600km avec quatre bouteilles de chaque côté du camion et trois bouteilles derrière la cabine contre 1000km pour un GNL.

    Conclusion

    En résumé, c’est donc une nouvelle fois une solution plus écologique et propre et moins bruyante mais difficile de stockage. Aussi, on voit que le GNC est préférable pour les courtes et moyenne distance, et le GNL est à choisir pour l’autonomie.

    Les hybrides et l’électrique, oui mais c’est pour quand ?

    Dans un but d’optimisation de la gestion d’énergie, les véhicules hybrides apportent une réelle solution. L’association de deux types de motorisation permet de pouvoir choisir entre thermique, électrique ou les deux. Cette option permet de diminuer entre 10 et 50% la consommation de carburant et donc entre autres, les émissions de CO2.

    Le saviez-vous ?

    Un véhicule hybride n’est pas forcément un véhicule alliant électrique et essence, il peut aussi associer : électrique/Diesel, biocarburants, hydrogène ou GNV. Il existe 4 niveaux d’hybridation : le Micro-Hybrid (système Stop&Start), le Mild-Hybrid, le Full-Hybrid (deux moteurs avec deux énergies différentes qui peuvent fonctionner ensemble) et les Hybrides rechargeables (Grande batterie rechargeable).

    Les poids-lourds 100% électriques ne sont pas encore sur le marché mais existent malgré tout ! En effet, l’entreprise TESLA par exemple prévoit de sortir fin 2021 (sortie possiblement retardée suite aux confinements), un modèle de Semi qui couterait environ 180 000$ (soit 150 000€). Ce camion serait capable de passer de 0 à 96km/h en 20 secondes lorsqu’il est plein (5 secondes lorsqu’il est vide). Il serait doté d’un système de semi-conduite, de 4 moteurs et d’une autonomie de 480 km selon Elon Musk.

    Conclusion

    L’électrique peut être une excellente alternative dans le futur. C’est un choix, certes à envisager dans les prochaines années mais qui reste nouveau et cher. En ce qui concerne les véhicules hybrides, selon le niveau d’hybridation, c’est une possibilité qui permet d’économiser et d’avoir un transport plus « vert ». (Utile dans les zones ZFE par exemple) L’hydrogène, l’énergie timide.

    Gerrit Marx, président des véhicules commerciaux et spécialisés, a déclaré : « Notre secteur évolue rapidement, entraînés par le resserrement de la réglementation sur les émissions et les jeunes générations qui exigent la création d’une économie circulaire afin de préserver l’environnement pour leur avenir. Hydrogène et batterie – en fonction de la mission – sont les seules solutions viables pour l’énergie verte et ont l’avantage de permettre aux pays de devenir plus indépendants des combustibles fossiles. Le moment est venu d’agir et de mettre en place un programme zéro émission solution reposant sur la technologie électrique à pile à combustible. »

    L’hydrogène, l’énergie timide.

    Une autre option dont on parle moins, l’hydrogène qui est un carburant qui demande beaucoup de ressources pour être produit et qui en plus d’être couteuse présente certains risques (dont la création de nouvelles structures). La PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) prévoit pour les poids lourds plusieurs engagements afin d’inciter l’utilisation de cette énergie : 100 stations publiques d’hydrogène à l’horizon 2023 puis entre 400 et 1000 de plus pour 2028, mais aussi une accélération de la production pour atteindre 20 000 à 50 000 camions à hydrogène en 2028. Actuellement en France, l’hydrogène est produit à 94% d’énergies fossiles (environ 3% des émissions de CO2 nationales). Comme pour le GNL, l’hydrogène est difficile à stocker avec une autonomie d’environ 600 km.

    Conclusion

    L ’hydrogène, solution futuriste, n’est pas forcement rentable car c’est un changement onéreux autant dans les investissements qu’il demande que dans le produit en lui-même. De plus, cette énergie est loin d’être la plus soucieuse de l’environnement. Mais elle peut être un bon départ pour une nouvelle transition énergétique.

    « Le changement de modèle que nous sommes en train de réinventer à l’échelle du secteur est aussi ambitieux que redoutablement complexe. Afin d’atteindre l’objectif de neutralité carbone et réussir cette transition énergétique dans le TRM, tout se joue maintenant ! Cette réussite est d’abord conditionnée par le maintien de la compétitivité des entreprises pour leur permettre d’investir et d’intégrer de nouvelles motorisations mais aussi par la mise en place d’un dialogue stratégique public/privé. » déclare Eric Hémar, Président de l’Union TLF.

    Les nouvelles énergies permettent une ouverture d’esprit et une adaptation au besoin plus précise que la simple utilisation de l’essence ou du Diesel. Elles apportent soit un complément (avec les véhicules hybrides) soit un moyen de substitution plus écologique (avec le GNV, le biocarburant, ou l’hydrogène). Les grands défauts de toutes ces énergies sont donc l’impact économique et financier autant au niveau de l’entreprise que de l’Etat. Aujourd’hui, en 2021, le seul moyen que l’on ne peut ni tester, ni évaluer reste les camions électriques qui arrivent bientôt sur le marché.





    Sources : -Site « Que choisir ? » : Dossier de presse biocarburants -Site « Automobile propre » : Dossier le camion électrique + La norme Euro 7 -Site « Legifiscal » : Le dispositif de suramortissement -Site « Groupe Noblet » : Gaz naturel GNV -Site « Bourses de fret » : Le TRM à la STL 2019 -Site « ACS trans » : Energies nouvelles poids lourds -Site « Total Mobility » : La FNT détaille les grands enjeux du TRM 2021 -Site « TRM 24 » : Transition énergétique TRM -Site « Voxlog » : L’union TLF -Site « E-TLF » : Transport et Logistique de France -Site « FAQ Logistique » : (Plusieurs articles) -Site « ec.europa.eu » : Un pacte vert pour l’Europe -Site « Transport Routier » : La réduction des GES dans le transport -Site « IFP Energies nouvelles) : (Plusieurs articles) -Site « Automobile Magazine » : (Plusieurs articles) -Site « Euro Camions » : (Plusieurs articles)

    Redigé par a.palli
    Lead developpeur
    mer 13/01/2021 - 10:49
    Article

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    Redigé par a.palli
    Comment optimiser son plan de transport ?
    ven 18/12/2020 - 14:04
    Article

    Comment optimiser son plan de transport ?

    Le plan de transport (PDT) constitue l’un des fondamentaux de la logistique pour les transporteurs. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour son optimisation : la nature des marchandises véhiculées, le nombre d’intermédiaires, les difficultés d’accès au point de livraison, les délais impartis… Des outils existent pour améliorer son PDT et ainsi réaliser des gains de temps et d’argent.

    Qu’est-ce qu’un plan de transport ?

    Un plan de transport ou PDT représente les connexions entre les différentes plateformes pour constituer un réseau logistique complet. Il comprend tous les éléments de la chaîne logistique qui peut être plus ou moins complexe. Elle part du fabricant du produit et s’arrête à son destinataire en passant par une ou plusieurs entreprises de transport et entrepôts. Le PDT gère précisément tous les aspects de la livraison et notamment :

    • Les horaires de départ et d’arrivée des marchandises à chaque point de contact : chez le fabricant, dans le ou les entrepôts de transit et chez le destinataire final.
    • Les besoins en homme et en matériel : nombre de manutentionnaires nécessaires, de chauffeurs, nécessité de disposer d’un transpalette pour la manutention...
    Simliateur

    Quels critères prendre en compte pour optimiser un plan de transport ?

    De nombreux critères sont à prendre en compte dans l’optimisation d’un plan de transport.

    La préparation des commandes

    On évalue ici le temps nécessaire à la préparation des commandes et à leur manutention : tri, chargement et déchargement, dépotage des palettes... Des marges de manœuvre doivent être prévues comme un colis qui se détériore, la chute d’une palette ou l’absence d’un manutentionnaire.

    Le temps de trajet

    Quel est le temps de trajet nécessaire ? Il convient ici d’intégrer aussi les impondérables : bouchons, intempéries, difficultés de circulations dues à des travaux… Mais aussi les éléments de sécurité comme le temps engendré par les manœuvres pour se garer devant l’entrepôt pour récupérer les marchandises ou les temps de pause que les chauffeurs doivent respecter.

    Dans ce délai de transport, vous devez aussi prévoir les arrêts obligatoires pour effectuer le plein de gasoil.

    Les horaires d’ouverture des entrepôts

    Il peut aussi y avoir des critères liés aux horaires d’ouverture et de fermeture des entrepôts dans lesquels vos chauffeurs récupèrent la marchandise. Le plan de transport doit aussi intégrer ces éléments. Veillez donc à vous renseigner en amont sur les contraintes du lieu et sa configuration. Par exemple, s'il n’y a pas de quai de chargement et de déchargement, les opérations de manutention vont être allongées.

    Les contraintes liées au transport international

    Vous livrez à l’international ? Votre plan de transport doit inclure des éléments qui y sont liés comme les contrôles et formalités de douanes (hors de l’espace Schengen). Ainsi que la législation locale : limitations de vitesse différentes, agglomérations inaccessibles à certaines heures, jours lors desquels la circulation est interdite...

    Quels sont les enjeux de l’optimisation d’un plan de transport ?

    L’optimisation d’un plan de transport revêt plusieurs enjeux. D’abord des enjeux d’organisation largement évoqués ci-dessus. Mais aussi et surtout des enjeux économiques, le PDT devant aider les transporteurs à optimiser leurs finances. Sans négliger pour autant les enjeux écologiques, dans un contexte où l’on demande au transport routier de surveiller ses émissions de CO2.

    Les enjeux sur la trésorerie de l’entreprise

    Construire un plan de transport performant a un impact positif sur la trésorerie de votre entreprise de transport. Cela passe par une optimisation des trajets en évitant les longues rotations avec camion à vide. Et un taux de remplissage des poids lourds optimal, sans pour autant les surcharger (dépassement du PTAC ou du PTRA) ce qui peut entraîner une surconsommation de gasoil préjudiciable. Et surtout des sanctions : par exemple une surcharge entre 5 et 20 % peut donner lieu à une immobilisation du véhicule assortie d’une amende qui peut aller jusqu’à 750 euros.


    Autre enjeu financier ? La satisfaction client qui souhaite recevoir son colis en bon état et dans les délais. Si ces attendus ne sont pas respectés, le poids financier du retard peut peser en tout ou partie, sur le transporteur. Pour éviter cela, le plan de transport doit notamment inclure les éléments suivants :

    • Des délais de livraison raisonnables.
    • Les modalités de traçabilité des colis.
    • Le coût des assurances proposées au client : perte, casse, vol ou retard de livraison pour les plus couvrantes.
    • Les conditions de remboursement de vos clients.

    Les enjeux écologiques

    À l’horizon 2025, les poids lourds ayant un PTAC supérieur à 7,5 tonnes devront réduire leurs émissions de CO2 de 15 % et de 30 % d’ici à 2030. Et le respect de cette réglementation passe aussi par l’optimisation de votre PDT : investissement dans des camions hybrides moins émetteurs de gaz à effet de serre (GES), rationalisation des tournées pour consommer moins de carburant ou formation de vos chauffeurs à l’éco-conduite.

    Comment optimiser son plan de transport pour réduire les coûts ?

    Pour optimiser votre plan de transport soyez attentif aux éléments suivants :

    • Minimiser le temps passé à la manutention au moment de la prise en charge des marchandises. Regroupez les arrêts d’un même camion dans les entrepôts proches pour éviter les temps de trajets inutiles.
    • Être réactif face aux conditions de circulation et privilégier, si possible, les grands axes. Évitez les rocades des grandes agglomérations aux heures de pointe.
    • Prévoir les risques au moment du chargement en entrepôt, qui sont des lieux souvent très fréquentés. Anticipez les impondérables comme un poids lourd endommagé ou des contingences externes comme une porte de débarquement bloquée.
    • Si vous faites du transport international, intégrez les contraintes douanières inhérentes au passage des frontières. Même si vous ne livrez que dans le seul espace Schengen, des contrôles sont possibles. Il peut même arriver que certains camions soient bloqués pour vérification, surtout dans un contexte de relèvement de certains plans de sécurité intérieure (contre le terrorisme…)
    • La réception des marchandises est aussi une étape optimisable. Il convient ici de prévoir un temps éventuel d’attente si le client est indisponible, l’adresse incomplète ou que des procédures de retour de marchandises sont nécessaires.

    Quels outils pour l’optimisation de son plan de transport ?

    Pendant longtemps, les plans de transport ont été construits à la main ou à l’aide de fichiers Excel sans aucune souplesse et très chronophages à remplir. Puis sont venus les TMS ou transport management system. Ces outils permettent d’élaborer vos plans de transport, assurer la traçabilité des marchandises et générer des reportings qui favorisent l’optimisation de votre PDT. Le tout de manière automatisée et des briques complémentaires peuvent être ajoutées, telles qu’une aide à la réduction de la consommation de carburant.



    Bien optimiser son plan de transport, c’est d’abord prendre en compte tous les critères qui peuvent peser sur votre trésorerie : temps de trajets, consommation de gasoil ou satisfaction clients. À ce titre, le choix d’un transport management system (TMS) performant constitue un gain de temps et d’argent indispensable.

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    Redigé par a.palli
    le siphonnage et le vol de carburant impactent la rentabilité des transporteurs
    ven 11/12/2020 - 15:45
    Article

    Comment le siphonnage et le vol de carburant impactent la rentabilité des transporteurs ?

    Le vol et le siphonnage de carburant peuvent impacter fortement la rentabilité des transporteurs. On estime à environ 3 à 5 % les pertes liées aux siphonnages internes et externes et aux vols à la pompe, sur un poste de charges (le carburant) pesant environ 30 %.

    La rentabilité des entreprises de transport : un équilibre fragile

    La rentabilité des entreprises de transport constitue un équilibre fragile. Selon un focus de l’INSEE paru en février 2020, les charges d’exploitation de ces structures sont élevées à cause de forts besoins en consommations intermédiaires, parmi lesquelles le carburant figure en bonne place, avec la sous-traitance, la location de véhicules et le recours à l’intérim.

    Ainsi, l’institut estime à 13,4 % le taux de marge des entreprises de transport routier de marchandises. Et leur rentabilité économique à 10,4 %. Ce qui est assez faible et oblige les dirigeants de ces structures à une gestion fine et raisonnée de leurs dépenses.

    Quelles sont les principales charges d’un transporteur ?

    Toujours selon l’INSEE, les charges se décomposent comme suit :

    • 17 % pour l’achat de matières premières dont le carburant stocké dans les cuves des poids lourds.
    • 3 % pour l’achat de marchandises et autres charges.
    • L’immense majorité (80 %) est constituée par les autres achats et charges externes : 35 % pour la sous-traitance, 35 % pour les carburants non stockés, le crédit bail et le coût des personnels extérieurs, 14 % pour les loyers et charges, 11 % pour l’entretien et les réparations et 5 % pour les assurances.

    À tout cela il faut ajouter les charges de personnel qui constituent environ un tiers des charges incompressibles.

    Simliateur

    Quels sont les points sensibles à surveiller dans les charges de transport ?

    Les charges de personnel

    Ces charges de personnel représentent environ un tiers des charges d’une entreprise de transport. Cela inclut avant tout les salaires, mais aussi les primes et la gestion sociale : formations, montée en compétences, entretiens individuels. Ce poste est à surveiller particulièrement pour éviter que les coûts n’explosent. Si vous avez des accroissements d’activité ponctuels ou saisonniers mieux vaut embaucher des intérimaires ou des contrats courts, plutôt que des CDI pour lesquels vous n’aurez pas forcément assez de missions pour les occuper à temps plein sur le long terme.

    Le carburant

    Autre poste majeur de vos charges ? Le carburant. Par exemple un poids lourd qui affiche un PTAC de 25 tonnes et qui parcourt 200 000 kilomètres par an va consommer pour 70 000 euros de carburant. Le tout devant être multiplié par le nombre de véhicules de votre flotte. Les dépenses de carburant peuvent être majorées par certains phénomènes qu’il n’est pas toujours facile de détecter :

    • Le siphonnage externe : il s’agit de personnes mal intentionnées qui prélèvent du carburant directement dans le réservoir. Il peut s’agir de plusieurs centaines de litres à la fois !
    • Le siphonnage interne qui consiste en vols de petites quantités de gasoil à chaque fois. Il est le fait d’un ou de plusieurs de vos employés ou intérimaires.
    • Le vol à la pompe qui reste assez rare. Il survient souvent de nuit dans des zones isolées où la fréquentation est faible.
    • Le gaspillage dû au temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) qui peut représenter entre 2,5 à 4,5 % des dépenses de gasoil en plus.
    • Des pleins trop fréquents qui engendrent une perte de productivité et le transport de poids mort dans le camion. Une surconsommation évitable pâr une gestion optimisée des parcours.

    La sécurité et le respect de la réglementation

    Obligations de sécurité et respect de la réglementation constituent aussi des points qui peuvent augmenter mécaniquement vos charges. Ainsi un chauffeur de poids lourd doit se reposer 11 heures par jour et 45 heures de manière hebdomadaire (24 heures si le temps de repos est récupéré dans les trois semaines suivantes). Ces règles engendrent la nécessité d’attendre que les 11 heures soient écoulées pour que votre employé reprenne le volant. Si vous avez des rotations urgentes, vous devrez utiliser la solution du double équipage, plus souple. Ce qui va augmenter vos charges.

    Vous devrez aussi respecter les règles de chargement sans dépasser le PTAC ou le PTRA du poids lourd, sous peine de confiscation du véhicule ou d’amende. Une surcharge inférieure à 5 % est tolérée, mais gardez à l’esprit que tout chargement trop conséquent présente des risques de sécurité et augmente la consommation de carburant. Enfin, le fait que les camions ayant un PTAC supérieur à 7,5 tonnes ne puissent rouler les jours fériés et le week-end (entre le samedi 22 heures et le dimanche même heure) entraîne aussi des coûts qu’il convient de considérer.

    Quel est le poids du carburant dans la rentabilité globale d’un transporteur ?

    Le carburant représente environ 30 % dans la rentabilité globale d’un transporteur. Autant dire que l’optimisation de sa consommation est un point crucial pour augmenter cette rentabilité. Cela passe par plusieurs éléments, comme un changement d’habitude de conduite (plus fluide avec moins de temps d’arrêts), des pleins moins fréquents, mais aussi des mesures pour détecter et éviter les vols de carburant, quel que soit leur type.

    Quel impact peut avoir le siphonnage et le vol de carburant sur la rentabilité des transporteurs ?

    Selon alertgasoil™, l’impact des siphonnages internes, externes et des vols à la pompe pèse environ 3 % du poste carburant. Un chiffre indicatif qui peut être très variable en fonction des camions, des périodes et des trajets. Ainsi une rotation effectuée sur des petites routes, au cours de laquelle le chauffeur effectue un plein en rase campagne et dort dans sa cabine sur le bas-côté sera plus vulnérable aux vols et siphonnages qu’un transport sur autoroute.

    Comment se protéger contre les vols externes et internes de carburant ?

    Il existe plusieurs moyens de lutter contre le vol de carburant, qu’il faut d’abord détecter afin de bien s’en protéger.

    Détecter les vols de carburant

    Pour détecter les vols de carburant il faut suivre avec précision la consommation en gasoil de chaque poids lourd. Cela est favorisé par des solutions comme celle d’alertgasoil™ : un logiciel d’analyse de la consommation de carburant des camions. Des courbes sont générées par l’outil, ce qui vous permet de constater les pics de consommation anormaux. Très utile pour isoler les siphonnages externes ou internes.

    Autre fonctionnalité ? Le contrôle de facturation qui met en évidence la différence (en pourcentage) entre le prix payé à la pompe et le volume de carburant présent en cuve. Un différentiel trop important traduit un vol à la pompe.

    Sensibiliser vos chauffeurs

    Face aux risques de vol interne, sensibilisez vos chauffeurs sur les sanctions qu’ils encourent. Ce phénomène est souvent le fait d’employés qui souhaitent se ménager un complément de salaire en revendant du carburant. Cela peut traduire des difficultés financières : travaillez avec votre service RH pour détecter plus facilement ces profils à risque et les épauler.

    Autre axe de sensibilisation ? Veillez aux habitudes de vos chauffeurs. Conseillez-leur de ne fréquenter que des endroits où il y a déjà d’autres camions et de ne pas réaliser leur plein dans des stations services isolées.


    AlertGasoil™ propose des solutions connectées comme une sirène à 110 décibels qui se déclenche lorsqu’une tentative de vol au niveau de la cuve survient.



    Le vol et le siphonnage de carburant peuvent impacter la rentabilité de votre entreprise de transport. Il existe différentes solutions pour s’en prémunir : certaines de bons sens, d’autres plus technologiques. La consommation de gasoil est l’un des leviers d’action majeur pour améliorer votre rentabilité : vous pouvez espérer 7 à 17 % d’économies sur ce poste en actionnant plusieurs solutions contre le vol, les pleins et le TMAVA trop fréquents ainsi qu’en sensibilisant vos chauffeurs à l’éco-conduite.

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    Redigé par a.palli
    Rejoignez-nous
    mer 25/11/2020 - 14:51
    Article

    Nous embauchons!

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    Redigé par a.palli
    VECTO : quel impact pour les professionnels du transport ?
    lun 16/11/2020 - 12:12
    Article

    VECTO : quel impact pour les professionnels du transport ?

    Vecto pour Vehicle Energy Consumption Calculation Tool est un outil de simulation de consommation des véhicules lourds. Ce programme a été développé à l’Université de Graz en Autriche. Il fait suite à l’instauration du règlement 2019/1242 du Parlement européen sur le dioxyde de carbone pour les véhicules lourds (dont les poids lourds) entré en vigueur le 14 août 2019 dans toute l’Union Européenne. Découvrez les véhicules concernés par cette norme, les avantages de Vecto et ses limites pour les entreprises de transport.

    Qu’est-ce que VECTO ?

    Vecto est un programme de simulation assistée par ordinateur conçu par la Commission Européenne et plus précisément par la Direction générale Climat. Son but ? Calculer la consommation d’un poids lourd ainsi que ses émissions de CO2. Il a été mis en place en 2019. Les données utilisées proviennent des constructeurs européens qui ont l’obligation de communiquer - via Vecto - certaines des données des poids lourds commercialisés. Ceci pour que l’outil de calcul de la consommation d’énergie des véhicules puisse simuler consommation de carburant et émissions de CO2.

    À l’horizon 2025, les émissions de CO2 devront être réduites de 15 % pour les gros camions par rapport à une base établie entre 2019 et 2020. Les diminutions devant être de l’ordre de 30 % d’ici 2030. La raison ? Les poids lourds représentent 70 % des émissions de CO2 de l’ensemble du parc des véhicules lourds contre seulement 25 % pour les camions, bus et autocars. À l’échelle de L’Union européenne, l’ensemble de ces véhicules - poids lourds compris - représente 6 % des émissions de carbone.

    Simliateur

    De la simulation à la mesure

    Les données fournies par les constructeurs ne sont pas forcément adaptées aux cas particuliers. Ainsi, les habitudes de conduite, les temps de chargement-déchargement, les trajets dans une circulation à forte densité, sous la neige et des phénomènes comme le temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) ne sont pas pris en compte dans la simulation délivrée au transporteur lorsqu’il acquiert un poids lourd.

    Il est donc nécessaire d’élargir le champ de pilotage de la consommation grâce à des indicateurs pondérés par des données récoltées sur le terrain. et qui contribuent à réduire ces émissions :

    • Le temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) qui, en plus d’augmenter les émissions, engendre un accroissement de la consommation de gasoil.
    • Les habitudes du chauffeur au volant. Sachant qu’une conduite en surrégime (mesure du nombre de tours minutes), la faible utilisation du frein moteur et une vitesse peu constante avec de multiples accélérations et coups de frein contribuent aussi à augmenter les émissions de CO2.
    • Il comprend aussi des fonctionnalités d’optimisation de la consommation de carburant en permettant, notamment, d’éviter le vol de carburant (siphonnages et vols à la pompe) et les pleins trop fréquents qui entraînent du temps de travail inutile et du poids mort transporté.

    L’oeil de l’expert Alertgasoil™

    Trois questions à Mickael Drombry, directeur général chez Alertgasoil™ et spécialiste technique -TF on-board fuel consumption & payload measurement auprès de la Commission européenne.

    1. La réglementation sur les émissions de CO2 va-t-elle évoluer prochainement ?

    Oui et c’est inéluctable ! La dynamique amorcée d’abord par la COP 21 puis concrétisée via les accords de Paris montre clairement le sens des réglementations à venir. Il est de la responsabilité de tous, à notre niveau, d’œuvrer pour cette transition. C’est dans ce cadre que le Projet de règlementation sur les standards d’émissions de CO2 a vu le jour (basé sur l’outil VECTO) avec un objectif de – 30% d’émission de CO2 pour les véhicules mis en service en 2030. l’objectif est clair : impliquer professionnels et industriels dans une démarche vertueuse pour « casser » les émissions de gaz à effet de serre.

    2. À quel moment les constructeurs vont-ils devoir fournir aux acheteurs les données issues de Vecto ?

    C’est déjà le cas, puisque VECTO est en place depuis 2018. Ce qui, en revanche, n’est pas encore en place est l’approche par la mesure réelle pour corroborer les données issues de VECTO. La Commission Européenne, si elle implique toutes les parties prenantes dans la réflexion, souhaite néanmoins avancer vers un modèle « autonome » permettant d’avoir un portail public à disposition. L’objectif est simple : transparence de la consommation dans l’intérêt de l’utilisateur final et de l’environnement.

    3. Quel est le modèle idéal pour mesurer les émissions?

    Toute mesure ne trouve sa pertinence que dans le monitoring de la valeur initiale, ici le stock en réservoir. Une fois cette donnée maîtrisée, il s’agit d’aller recenser toutes les consommations « exotiques » non productives pour la conduite : vol, gaspillage, comportement erratiques…Cette vision « élargie permet ainsi un pilotage par la mesure. C’est pour moi la meilleure approche pour donner les moyens d’allier démarche écologique et démarche économique.

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    Redigé par a.palli
    5 conseils pour choisir votre TMS transport
    jeu 12/11/2020 - 08:47
    Article

    5 conseils pour choisir votre TMS transport

    Bien choisir votre TMS transport est une décision cruciale pour optimiser les coûts de transport assumés par votre entreprise et dégager de la trésorerie pour réaliser des investissements : achat de nouveaux camions ou de solutions innovantes pour optimiser vos dépenses de gasoil et limiter vos rejets de Co2.

    Qu’est-ce qu’un TMS (transport management system) ?

    Un TMS (transport management system) est un logiciel de gestion des activités de transport. Il permet aux transporteurs et aux entreprises de logistique d’optimiser leurs trajets et leurs dépenses (de carburant notamment). Il offre aussi une traçabilité et un suivi des produits livrés. C’est une véritable aide à la décision. Il existe deux types de TMS : le TMS transporteur et le TMS chargeur. Le premier vise plutôt à optimiser les trajets et le plan de transport et le second à gérer vos appels d’offres fournisseurs et l’optimisation de vos achats.

    Le TMS est le pendant du WMS (warehouse management system) qui gère les flux et les produits dans les entrepôts à travers la chaîne logistique ou supply chain. De plus en plus les TMS transports incluent aussi des fonctionnalités issues des WMS pour que les professionnels de la filière bénéficient d’une solution tout en un.

    Quelles sont les principales fonctionnalités d’un TMS transport ?

    Un TMS transport dispose de plusieurs fonctionnalités que l’on peut classer en trois grandes catégories :

    1. La planification et la prévision des transports. C’est grâce à cette brique que vous pourrez concevoir vos schémas de transport. Vous pourrez aussi établir finement les budgets pour les trajets de vos conducteurs : évitement des bouchons, prise en compte de la météo, rationalisation des rotations pour livrer les clients proches les uns des autres dans la même journée…
    2. La gestion des tournées en elles-mêmes. Cela concerne la traçabilité en temps réel des trajets. Un TMS transport peut assurer la gestion des arrêts, de la consommation de carburant ou l’envoi d’alertes en cas de problèmes : vol de carburant, temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) trop important ou pic inhabituel de consommation de gasoil.
    3. La génération de reportings précis qui vous permettent d’ajuster vos habitudes de transport routier et gagner en efficacité grâce au suivi de toutes sortes d’indicateurs.
    Simliateur

    Responsable transport : pourquoi choisir un TMS ?

    Pour un directeur transport choisir un TMS transport favorise un gain de temps et ainsi, d’argent. Terminé les tableaux de bord et reportings sur des fichiers Excel et les longues heures à analyser des données disparates et éparpillées. Les logiciels TMS automatisent une grande partie de la collecte de données et du traitement. Vous n’avez qu’à définir les fonctionnalités que vous souhaitez et les KPI à suivre. À ce stade, il est possible de profiter de l’accompagnement d’un expert pour mettre en place l’outil et le configurer.

    Choisir son TMS transport en cinq étapes

    TMS en SaaS ou logiciel

    Il existe différents types de TMS transport : en SaaS ou sous forme de logiciel à installer sur un terminal, ordinateur ou smartphone. Les outils en SaaS présentent l’avantage d’être accessibles de la même façon sur tous les supports et ils ne nécessitent pas d’installation qui peut être gourmande en ressources. Les données sont enregistrées sur le serveur de l’éditeur. En revanche, vous aurez besoin d’une connexion internet pour la synchronisation des données, même si beaucoup de logiciels SaaS permettent un fonctionnement hors connexion.

    Le logiciel à installer sur vos machines peut être avantageux si vous souhaitez garder la main complète sur vos données. Mais vous devrez investir dans des serveurs performants, que ce soit physiquement ou dans le cloud. À vous de mesurer quelle est la solution la plus favorable et la plus en adéquation avec vos attentes et votre budget.

    Fonctionnalités basiques ou avancées

    Généralement les TMS transports vous proposent des fonctionnalités basiques. Puis des briques complémentaires pour vous offrir davantage de possibilités. Le plus souvent, ces outils sont couplés avec des objets connectés comme une jauge de réservoir, un chronotachygraphe ou un système d’alarme dans les camions. Cette association facilite la remontée des informations en temps réel qui constituent une mine d’or pour ajuster immédiatement votre tournée.

    À ce titre, il est possible de commencer par les fonctionnalités de base d’un TMS puis de mettre à jour votre abonnement pour débloquer d’autres possibilités plus avancées.

    Avis sur l’éditeur du TMS et solidité de la structure

    Avant de sélectionner un logiciel, renseignez-vous sur sa notoriété. Vous pouvez visualiser les avis donnés par les clients sur le site de l’outil ou sur Google My Business. Interrogez aussi vos collègues transporteurs qui utilisent la solution que vous visez. Du côté de la solidité financière, allez voir sur un site comme societe.com qui donne, notamment, le chiffre d’affaires et des données de synthèse comme la rentabilité de l’éditeur ou le caractère équilibré ou non de son bilan comptable.

    Intégration globale à votre système d’information

    L’intégration globale du TMS transport choisi revêt aussi une importance cruciale. Si vous utilisez déjà un autre outil pour collecter certaines données, assurez-vous que les deux solutions seront compatibles. Ce temps d’analyse est peut-être l’occasion d’abandonner un ou plusieurs anciens systèmes disparates pour sélectionner un logiciel de gestion tout-en-un sur lequel vous aurez accès à toutes vos données.

    Possibilités d’évolution du TMS transport

    Enfin, soyez attentif quant aux possibilités d’évolution promises par l’éditeur du TMS. Un logiciel ou une application peu mise à jour doit vous mettre la puce à l’oreille. De la même façon, un outil qui a plusieurs années, mais dont la version proposée est toujours la première, ne constitue pas forcément le choix optimal.

    Choix d’un TMS : comment éviter les erreurs ?

    Lorsque l’on n’est pas spécialiste du TMS transport, il n’est pas toujours évident de trier le bon grain de l’ivraie. Faites le bon choix avec ces quelques conseils :

    1. Choisissez un outil qui vous propose aussi un accompagnement, tant pour la configuration que pour la lecture des données et graphiques de l’outil. L’idéal est de disposer d’un chargé de compte dédié, disponible pour former vos équipes, répondre à vos questions et résoudre les bugs et dysfonctionnements que vous faites remonter.
    2. Ne prenez pas un TMS trop complexe et avec des fonctionnalités inutiles. Préférez un outil simple et évolutif qui grandira avec vos besoins.
    3. Mesurez aussi la part du budget que vous pouvez y consacrer. À ce titre, un abonnement à un outil en mode SaaS sera sans doute moins onéreux qu’un logiciel à installer qui nécessite parfois l’achat et la maintenance de serveurs et d’appareils de stockage (NAS).

    Comment réduire les coûts de transport grâce à un TMS?

    Faire l’acquisition d’un TMS implique un investissement de départ, mais qui peut être rapidement amorti par la réduction de coûts qui pèsent lourd dans votre trésorerie. Interfacé avec une solution performante comme alertgasoil™, les données suivies par l’outil peuvent s’intégrer à votre TMS. Votre système permet dès lors de réaliser des économies significatives sur les dépenses de carburant et l’optimisation des tournées.

    Réduction des dépenses de carburant

    La baisse des dépenses de carburant s’effectue grâce à des fonctionnalités comme le monitoring de la consommation à l’arrêt : siphonnage, vol de carburant, gaspillages dus au temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) ou pleins trop fréquents avant le retour à l’entrepôt. Ainsi que le suivi des consommations de gasoil en temps réel et l’analyse comportementale des chauffeurs : conduite trop brusque, changement de vitesse inadéquat…

    Optimisation des itinéraires

    Avec la consommation de carburant, l’optimisation des itinéraires constitue le nerf de la guerre pour un transporteur. Avec un TMS vous pourrez géolocaliser vos poids lourds en temps réel, adapter vos trajets et retracer l’itinéraire d’un camion donné sur une période que vous choisissez : pauses, TMAVA, taux de remplissage du véhicule... Cela vous permet d’optimiser les rotations et d’économiser sur le coût et le temps de trajet.

    Investir dans un TMS transport est une action indispensable pour toute entreprise logistique. À condition de choisir le bon outil et de s’entourer d’experts, tant pour sa configuration, que sa prise en main et la formation de vos équipes. Cela est d’autant plus vrai dans le transport de marchandises, où les coûts que les clients sont prêts à débourser ont tendance à baisser.

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    Redigé par a.palli
    crise transport routier
    lun 26/10/2020 - 09:43
    Article

    État des lieux du transport routier face à la crise Covid-19

    La crise de la Covid-19 a considérablement freiné l’activité logistique, tant en France et en Europe que dans le reste du monde. Notamment en raison des restrictions de circulation et de la fermeture des magasins (hors alimentaire et produits de première nécessité) qu’il devenait alors inutile d’approvisionner. Selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR) l’activité du transport routier a plongé de 27 % au 2ᵉ trimestre 2020. Un chiffre qui s’est toutefois amélioré depuis le début de l’été : les rotations ayant recouvré un volume quasi normal depuis lors.

    Les principaux challenges du transport routier face à la crise Covid-19

    Sauvegarder son chiffre d’affaires et le niveau de sa trésorerie

    Le confinement a eu de fortes conséquences sur le chiffre d’affaires des entreprises de transport et notamment de transport de marchandises. La FNTR estime la baisse moyenne du chiffre d’affaires des transporteurs de 44 % en avril, de 27% en mai et de 12 % en juin 2020. Un manque à gagner qui fragilise de nombreuses structures, le tissu des entreprises de transport routier de marchandises étant surtout composé de petites sociétés (84% d’entre elles ont moins de 10 salariés). On voit déjà d’ailleurs fleurir des opérations de rachat entre transporteurs. Si en France des acquisitions d’envergure ne semblent pas à l’ordre du jour, en Europe le groupe espagnol Olano a racheté en septembre les entreprises Oteiza et Kartel.

    Le comité national routier (CNR) dans son dernier baromètre activité et climat économique du transport routier de marchandises (TRM) indique que la reprise est bien là avec une hausse du chiffre d’affaires de l’ordre de 1,8 % en août 2020 par rapport au même mois en 2019. Une reprise timide donc, mais qui offre une tendance positive.

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    Mettre en place des normes sanitaires qui ont un coût

    Comme dans toute entreprise, les transporteurs ont dû mettre en place des normes sanitaires pour suivre la nouvelle réglementation. La FNTR estime que le surcoût de ces mesures peut aller jusqu’à 5 % : +3 à 32 euros par jour et par véhicule soit 0,5 à 6 % du prix de revient standard. Ces sommes sont dépensées pour répondre aux différents protocoles sanitaires institués par le gouvernement :

    • Port du masque (obligatoire depuis le 1ᵉʳ septembre 2020 dans toutes les structures et pour tout le personnel qu’il soit chauffeur ou employé administratif), des gants et des visières.
    • Gel hydro-alcoolique, lingettes.
    • Nettoyage et désinfection des cabines à chaque changement de chauffeur.
    • Attention particulière lors du déchargement en clientèle pouvant occasionner un temps d’arrêt plus long.

    Prendre en compte les difficultés des conducteurs et leurs inquiétudes

    Le confinement et les périodes de chômage partiel ont un impact sur le moral des salariés. Lors du confinement 85 % des transporteurs ont eu recours au chômage partiel. De nombreux chauffeurs n’ont pu travailler et ont subi une baisse de leurs revenus. Le retour à temps plein (souvent à partir de la fin juin - début juillet) a pu générer de nouvelles inquiétudes : craintes pour leur santé et celle de leurs proches, mise en place de protocoles drastiques qui engendrent un accroissement du temps de travail ou peur du dépôt de bilan de l’entreprise qui les emploie.

    Ce coût humain induit doit être géré par les chefs d’entreprises de transport et les services des ressources humaines, qui passent davantage de temps à écouter leurs salariés et à essayer de trouver des solutions adaptées à tous.

    Faire face à la concurrence sans tirer les prix vers le bas

    Le transport routier étant très fragmenté entre de nombreuses entreprises, les clients ont tendance à faire davantage jouer la concurrence et à négocier pour tirer les tarifs vers le bas. Selon la FNTR, 33 % des entreprises ont rencontré une pression sur les prix émanant de leur clientèle. Un état de fait qui pourrait amener certaines petites et moyennes structures qui ne parviennent pas à mutualiser leurs coûts à mettre la clé sous la porte.

    La FNTR pressent l’accentuation du phénomène de concentration du marché, avec l’intensification du rachat des petits transporteurs par de plus gros. Cela pourrait être le fait de mastodontes du secteur en France comme XPO Logistics Europe (ex Norbert Dentressangle), Transiberica (entreprise internationale qui livre aussi en France) ou Flexatrans.

    Quelles aides pour le transport routier ?

    Le dispositif de chômage partiel

    Comme toutes les entreprises françaises, les transporteurs bénéficient du dispositif de chômage partiel mis en place par l’État. Depuis le 1ᵉʳ juin 2020, le gouvernement prend en charge 85 % de l’indemnité versée au salarié dans la limite de 4,5 fois le SMIC (le transporteur finançant les 15 % restants). Au 1ᵉʳ novembre 2020, cette aide passe à 60%, le reste à charge employeur sera donc de 40 %.

    Les aides aux équipements sanitaires

    Il est aussi possible d’obtenir le financement - à hauteur de 50 % de l’investissement hors taxe - des équipements sanitaires, à l’instar du matériel pour isoler les postes de travail (vitres, plexiglas ou cloisons), ou des installations d’hygiène comme des postes pour le lavage des mains ou des douches. Cela ne concerne toutefois pas l’achat de masques ou de gel hydroalcoolique qui reste entièrement à la charge du transporteur. Peuvent en bénéficier : les structures de moins de 50 salariés, qui forment le gros du tissu du transport routier en France.

    Les prêts garantis par l’État

    Les transporteurs rencontrant des difficultés de trésorerie peuvent aussi se tourner vers le dispositif de prêt garanti par l’Etat. Il est ouvert jusqu’au 31 décembre 2020 et consiste en un prêt d’un montant équivalent à trois mois de chiffres d’affaires 2019 ou à deux années de masse salariale. Aucun remboursement n’est demandé la 1ʳᵉ année et l’aide est amortissable sur cinq ans. Les conditions d’éligibilité ? Avoir moins de 5 000 salariés et un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros.

    Le plan de relance transport

    Enfin, le premier ministre Jean Castex a annoncé, dans son plan de relance présenté le 3 septembre 2020, que 100 milliards d’euros allaient être consacrés au secteur du transport. Pour l’heure, aucune mesure concrète n’a été définie pour les transporteurs. Seule celle en faveur du développement de l’hydrogène (7,2 milliards d’euros) semble concerner directement le transport routier de marchandises (TRM) et les poids lourds qui circulent en milieu urbain et périurbain. Un plan favorable à la transition énergétique des camions a aussi été dévoilé sans que son montant n’ait toutefois été précisé.

    Actualité du transport routier : des raisons d’espérer

    Même si la crise Covid-19 a frappé de plein fouet les entreprises de transport routier il existe des raisons d’espérer.

    Une image positive

    D’abord l’image des transporteurs a été fortement redorée lors du confinement après une période de désamour due notamment aux conflits sociaux et aux grèves. Ce sont eux qui ont permis au pays de continuer à être approvisionné en denrées alimentaires et de première nécessité, notamment en médicaments et matériel médical. Ensuite la reprise post-crise se dessine avec une hausse des rotations et quasiment plus aucun camion qui reste stationné en entrepôt.

    Une hausse du commerce en ligne

    Le commerce en ligne a plus que jamais le vent en poupe, la crise sanitaire ayant accentué cette pratique. La Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) indique que les transactions des produits et services acquis via internet a augmenté de 7,4 % lors des mois de mai et juin 2020 par rapport à la même période en 2019.

    Un prix du gasoil en baisse

    Le prix du gasoil est en baisse depuis des mois, entraînant des économies sur ce poste qui représente environ 30 % des dépenses des transporteurs. Des solutions d’optimisation de la consommation performantes ont récemment vu le jour : à l’instar de celle d’alertgasoil™ qui utilise l’IoT pour monitorer des indicateurs aussi fondamentaux que la consommation des poids lourds, les émissions de CO2 ou les habitudes de conduite des chauffeurs. Cela constitue ainsi une aide concrète pour réaliser des économies de carburant.

    La crise de la Covid-19 a fortement frappé les entreprises du transport routier. Mais une embellie semble se dessiner depuis le début de l’été avec la reprise à plein des rotations et des carnets de commande qui se remplissent à nouveau. Une période idéale pour les chefs d’entreprise qui souhaitent rationaliser leurs dépenses, notamment au niveau du poste carburant. Et adopter des innovations technologiques qui visent à disposer de camions plus performants et plus propres.

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    Redigé par a.palli