Actualités & Parutions

Retrouvez les actualités d’alertgasoil™ à travers les partages de l’entreprise et les parutions medias.

mar 12/05/2020 - 14:02
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pompe-essence

Le gouvernement a annoncé que la TICPE sera remboursée tous les trimestres. Ce dispositif exceptionnel permettra de générer un « gain de trésorerie immédiat de près de 300 millions d’euros pour l’ensemble de la filière ».

Fonctionnalité native d’alertgasoil™, nous la proposons déjà en automatique et avons à cœur d'accompagner tous les acteurs du TRM et de la logistique dans cette période afin de permettre de générer de la trésorerie immédiate. Véritable levier de trésorerie, le formulaire TICPE automatique promulgué par alertgasoil permet, en plus, de dégager de vrais gains administratifs.

En plus d’accompagner les professionnels du secteur dans cette démarche, nos équipes, restées mobilisées ces 2 derniers mois, s’engagent à :

- répondre à toutes les demandes d’information, de formation ou de démonstration
- intervenir sur vos véhicules et sites dans le strict respect des règles sanitaires
- encore et toujours innover et répondre à vos besoins opérationnels

image pompe
Redigé par e.giuliani
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connecte
ven 29/01/2021 - 10:53
Article

Après les téléphones, les villes, les maisons et les voitures connectées, c’est au tour des camions du secteur du TRM de se mettre à l’IoT (Internet of Things).

« 75% des camions utilisent actuellement des applications qui leurs permettent de détecter les dangers, d’avertir en cas de sorties de voies, de réguler leur vitesse de façon adaptative et de fournir des systèmes automatiques de freinage » selon Straub.

Dans le futur, les experts envisagent de créer un camion capable d’être (semi) autonome qui aurait comme principale domaine d’expertise un objectif 0 pannes (par exemple avec le modèle disponible fin 2021 de Tesla). Le but de ces camions connectés est d’optimiser grâce à des données à valeurs ajoutées, les parcs, les conducteurs et les consommations.
Si, un camion n’a pas besoin d’être connecté pour être fonctionnel et facile d’utilisation, avec ces fonctionnalités il n’en deviendra que plus performant et fiable. Les véhicules intelligents s’apprêtent réellement à révolutionner le secteur de la gestion de flotte automobile. En transmettant des données à la fois fiables et précises, la télématique embarquée s’érige en un véritable outil de gestion connecté.

Quels sont les différents outils/applications qui permettent le recueil d’informations ?

Il existe plusieurs outils qui permettent la relève et l’analyse de données :
• Les systèmes de TPMS donnent accès à toutes les données autour de la pression des pneus. Ces données peuvent être reçues via smartphone, écran ou système embarqué et permettent de réduire l’accidentologie et limiter les pannes.

« Au Danemark, Continental démarre un projet pilote de surveillance en temps réel de la profondeur de la bande de roulement des pneus avec l’opérateur d’autopartage ShareNow et le télématicien Traffilog. La solution, testée sur les pneus de 600 véhicules électriques, utilise un algorithme pour traiter les données issues de capteurs et prédire l’usure de la bande de roulement. Continental annonce une précision de la mesure de la bande de roulement inférieure au millimètre. » Source, Transport Info.>/p>

• Les réservoirs se connectent aussi ! Après les bouchons connectés qui ont fait leur temps il y a quelques années, il est maintenant possible de placer une sonde insérée directement dans les réservoirs pour mesurer en continu et temps réel la consommation. Ces instruments permettent également de déclencher des alertes en cas de siphonnage (c’est le cas d’alertgasoil™, spécialisé dans la lutte contre le détournement de carburant)

• Des systèmes de caméras embarquées qui filment l’avant et l’arrière du camion peuvent être utiles pour plusieurs raisons ! Elles permettent tout d’abord de sécuriser la conduite en palliant aux angles morts (le décret n° 2020-1396 du 17 novembre 2020 a instauré l’obligation pour les véhicules de plus de 3,5 t de signaler les angles morts dès le 1er janvier 2021). Mais elles servent aussi à prévenir des différents risques routiers car elles sont en général rediffusées soit sur l’écran de contrôle du véhicule soit vers l’infrastructure.

« WebFleet Solutions lance avec Lytx un outil « vidéo-télématique » de surveillance des trajets des camions (disponible en avril 2021). Cette solution baptisée Webfleet Video repose sur l’ajout des dashcams embarquées de Lytx à l’offre de gestion de flotte de Webfleet. » Source, TransportInfo.

Le saviez-vous ?

Il existe plusieurs systèmes de communication IoT :

-V2V (Véhicules à Véhicules) : permet aux voitures de communiquer entre elles, en particulier pour signaler leur présence. Ainsi, si une voiture est immobilisée dans une pente descendante, donc impossible à voir pour un conducteur qui s’en vient et qui monte la côte, elle enverrait un signal que la seconde voiture capterait. En connaissant la position exacte de la voiture arrêtée, la seconde voiture prendrait d’elle-même les actions nécessaires pour éviter une collision. Il ne s’agit que d’une des innombrables situations où le V2V serait utile.
-V2I (Véhicules à Infrastructures) : Le principe est le même sauf que l’information remonte au centre de gestion du Traffic ou à l’entreprise.

- Assuré par des boîtiers électroniques connectés aux circuits électriques, le télédiagnostic assurerait un contrôle permanent des véhicules, anticipant de fait les problèmes mécaniques et défaillances. Conséquence pour la flotte de transport de marchandises : baisse des coûts de maintenance, optimisation des programmes d’entretien, augmentation de la durée de vie des véhicules.

• Les systèmes ADAS sont des systèmes de sécurité, d'information ou d'assistance du conducteur qui permettent de libérer le conducteur d'un certain nombre de tâches qui pourraient atténuer sa vigilance. Ils servent à éviter l'apparition d'une situation dangereuse en assistant le conducteur dans sa perception de l’environnement (détecteurs de dépassement, de risque de gel, de piéton, etc.)

• Un boitier télématique, autrement appelé « boite noire », obtient instantanément les informations sur l’état du véhicule, le trajet, la consommation ainsi que sur la conduite du chauffeur.

• Pour les portes, un système de verrouillage/déverrouillage pour une sécurité optimale.

Comment faire le tri dans toutes les informations que reçoivent les transporteurs ?

Des agrégateurs de données ont émergé afin de centraliser, formater et exposer les données issues de multiples sources télématiques.
Parmi ces agrégateurs de données on peut retrouver : S3pweb, Shippeo, , …
Par ailleurs, nombre d’outils connectés permettent la récupération de leurs datas par webservices, pour une intégration facilitée dans les systèmes d’information client.

Le saviez-vous ?

Une autre tendance serait celle des poids lourds autonomes et électriques. Déjà en phase de test aux États Unis ou en Allemagne, il s’agirait d’étendre à grande échelle le « platooning ». La conduite en peloton consiste à créer un convoi composé d’un premier véhicule piloté par un chauffeur, suivi par plusieurs autres véhicules connectés au camion de tête par des systèmes télématiques. En Allemagne, la privatisation d’une voie d’autoroute pour développer ce type de convoi est d’ores et déjà envisagée. Le futur du transport de marchandises est en route.

L’œil de l’expert : Alertgasoil™

Trois questions à Albert Benros, Key Account Manager chez Alertgasoil™.

1/ Considérez-vous l’IoT comme étant un sujet important dans le secteur du TRM ?

Oui c’est même stratégique pour les chargeurs et les clients qui ont besoin d’informations ! Le métier reste le même mais la demande des clients a changé, on doit s’adapter. Aujourd’hui tout tourne autour de la qualité.

2/ Quels impacts cela pourrait-il avoir sur le travail au quotidien ?

La première impression ancienne et dépassée serait de penser que ces solutions relèvent d’un manque de liberté, d’autonomie et de confiance dans les conducteurs mais en réalité c’est tout l’inverse. Ces outils aident le conducteur, l’entreprise et le client !
Ces objets connectés apportent une traçabilité de toute la chaine logistique en plus de simplifier nettement le travail au quotidien des conducteurs/transporteurs. Ils ont aussi l’avantage de nettement rassurer les clients.
C’est un vrai impact qualitatif !

3/ Quels objets connectés est, pour vous, devenu indispensable aux transporteurs ?

S’il fallait vraiment faire un choix, à mon sens la géolocalisation est un outil nécessaire et indispensable sur toute la chaine logistique, autant sur le camion que sur les colis transportés. Aussi le contrôle de températures sur les remorques réfrigérées a beaucoup d’importance pour moi.
Dans mon métier, les jauges dans les réservoirs et les tachys sont de réelles avancés dans la lutte contre l’impact de l’empreinte carbone dans le secteur du transport. C’est un outil de mesure écologique et économique !

Redigé par a.palli
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jeu 21/01/2021 - 10:51
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Le secteur du TRM fait face aujourd’hui à deux challenges : une demande de mobilité toujours plus élevée, 89% des marchandises vendues sont transportées par la route, et un impact environnemental pointé du doigt (7% des émissions totale de CO2 en France). A ceux-ci s’ajoutent les innovations digitales, comme les véhicules connectés qui marquent une véritable « transition automobile » (écoconduite intelligente, étiquette CO2 au trajet, optimisation des tournées,..).

Alors comment choisir ou transformer son mode de consommation de carburants ? On vous livre ici quelques éléments d’informations sur ces nouvelles énergies.

Quelles sont les mesures en vigueur ou à venir en termes de fiscalité « verte » ?

• L’UE oblige les constructeurs à réduire de 15% les émissions CO2 de poids lourds à partir de 2025 (30% à partir de 2030).

• Les normes Euro 6/7 : qui visent à réduire les empreintes carbones d’ici 2025 (France ; Inde ; Pays-Bas ; Suède ; Norvège ; Royaume-Uni ; Chine… Les gouvernements de ces pays ont tous exprimé leur volonté de mettre fin au diesel et à l’essence en se fixant des objectifs à plus ou moins longue échéance.)

• La loi de finance de 2019 prévoit la prolongation du dispositif de suramortissement pour les véhicules utilisant des énergies propres jusqu’à fin 2021.

[Véhicules entre 2,6 et 3,5 tonnes : taux de suramortissement de 20% au lieu de 40%.

Véhicules entre 3,5 et 16 tonnes : taux de suramortissement de 60%.

Véhicules de plus de 16 tonnes : taux de suramortissement de 40%.]

• Loi de finance 2021 : 3 nouveaux amendements de France logistique ont été annoncés dont une aide à l’achat de véhicules plus propres, une aide à l’installation de stations d’avitaillement privatives et l’obtention d’une garantie de l’Etat pour les prêts consentis.

Le saviez-vous ?

• Les ZFE (Zone à Faibles Emissions) peuvent aussi être un facteur de choix dans ces énergies. En effet, déjà adoptée par 231 villes et métropole européennes, elles encouragent à réduire les émissions de CO2 en zone urbaine pour une circulation des véhicules plus « propres » (plus de 15 métropoles françaises sont concernées).

Dans ces zones, la circulation est autorisée avec une étiquette pastille « Crit’Air », d’environ 3,60€, obligatoire sous peine d’une amende (de maximum 450€). La classification des véhicules polluants repose sur le système des vignettes Crit’air :

- 6 catégories : des véhicules peu polluants aux très polluants (électriques, Crit’air 1 à 5) et « non classés » (véhicules les plus anciens, immatriculés avant 1997). Cette catégorie, valable toute la durée de vie du véhicule, est délivrée à partir des informations figurant sur le certificat d’immatriculation (motorisation, âge du véhicule…). Tous les véhicules routiers sont concernés : voitures particulières, véhicules utilitaires, poids lourds, bus et autocars, deux-roues, trois-roues, quadricycles.

Dans les données publiées par le SDES, la catégorie de vignette est déterminée pour tous les véhicules (à l’exception des deux-roues et trois-roues motorisés et quadricycles) à partir des informations du certificat d’immatriculation, qu’une vignette ait été commandée ou non par leurs propriétaires.

Jean-Baptiste Djebbari, ministre des transports, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, annoncent la mise en place d’un bonus pour l’achat d’un véhicule industriel (camion, autobus, autocar) fonctionnant à l’électricité ou à l’hydrogène (jusqu’à 50 000 euros pour un camion)

Quelles sont les différentes énergies qui permettent une alternative au gasoil ? Et comment choisir ?

Il existe 4 grandes catégories de nouvelles énergies : Le GNV (Gaz Naturel Véhicule), L’électrique et les véhicules hybrides, l’hydrogène, le biocarburant/ Biogazole.

Le Biocarburant, l’énergie écolo ?

Les biocarburants sont des carburants issus de matières organiques végétales renouvelables (betterave, colza, tournesol, céréales, canne à sucre…). Il existe deux types de biocarburants : le bioéthanol (pour les véhicules à essence) et le biogazole (pour les véhicules à Diesel).

Conclusion

Alors est-ce que ce carburant est la solution ? Comme le nom peut le faire penser, l’utilisation du biogazole diminue les émissions de gaz à effet de serre (jusqu’à 59% contre 14% pour le bioéthanol). Le biocarburant B100 par exemple, est le « premier » carburant français 100% végétal, renouvelable et tracé selon le groupe Avril.

Le Gaz Naturel, un nouveau souffle.

Il existe deux types de GNV/BioGNV : Le GNC/ BioGNC (Gaz Naturel Comprimé) et le GNL /BioGNL (Gaz Naturel Liquéfié). Pour ces deux gazs, l’allumage est dit « commandé » (choc du moteur plus doux) et pour le Diesel on parle d’auto-allumage (choc brutal du moteur). Le bioGNV provient de sources organiques (ordures ménagères, boues des stations d’épuration…).

• La LOM (Loi d’orientation des mobilités) prévoit de développer l’usage des camions roulant au gaz (GNC disponibles en ravitaillement dans les réseaux de transport).

L’avantage de ces carburants est la diminution des bruits moteur d’environ 50%, aussi, ses émissions de CO2 sont bien plus faibles (- 80%). Cependant, malgré tous ces atouts l’achat d’un véhicule poids lourds fonctionnant au gaz est environ 30% plus cher qu’un véhicule Diesel. De plus, le stockage du gaz prend beaucoup de place (pour un litre de diesel, il faut compter 5 litres de gaz). Actuellement, l’autonomie maximale d’un camion GNC est d’environ 600km avec quatre bouteilles de chaque côté du camion et trois bouteilles derrière la cabine contre 1000km pour un GNL.

Conclusion

En résumé, c’est donc une nouvelle fois une solution plus écologique et propre et moins bruyante mais difficile de stockage. Aussi, on voit que le GNC est préférable pour les courtes et moyenne distance, et le GNL est à choisir pour l’autonomie.

Les hybrides et l’électrique, oui mais c’est pour quand ?

Dans un but d’optimisation de la gestion d’énergie, les véhicules hybrides apportent une réelle solution. L’association de deux types de motorisation permet de pouvoir choisir entre thermique, électrique ou les deux. Cette option permet de diminuer entre 10 et 50% la consommation de carburant et donc entre autres, les émissions de CO2.

Le saviez-vous ?

Un véhicule hybride n’est pas forcément un véhicule alliant électrique et essence, il peut aussi associer : électrique/Diesel, biocarburants, hydrogène ou GNV. Il existe 4 niveaux d’hybridation : le Micro-Hybrid (système Stop&Start), le Mild-Hybrid, le Full-Hybrid (deux moteurs avec deux énergies différentes qui peuvent fonctionner ensemble) et les Hybrides rechargeables (Grande batterie rechargeable).

Les poids-lourds 100% électriques ne sont pas encore sur le marché mais existent malgré tout ! En effet, l’entreprise TESLA par exemple prévoit de sortir fin 2021 (sortie possiblement retardée suite aux confinements), un modèle de Semi qui couterait environ 180 000$ (soit 150 000€). Ce camion serait capable de passer de 0 à 96km/h en 20 secondes lorsqu’il est plein (5 secondes lorsqu’il est vide). Il serait doté d’un système de semi-conduite, de 4 moteurs et d’une autonomie de 480 km selon Elon Musk.

Conclusion

L’électrique peut être une excellente alternative dans le futur. C’est un choix, certes à envisager dans les prochaines années mais qui reste nouveau et cher. En ce qui concerne les véhicules hybrides, selon le niveau d’hybridation, c’est une possibilité qui permet d’économiser et d’avoir un transport plus « vert ». (Utile dans les zones ZFE par exemple) L’hydrogène, l’énergie timide.

Gerrit Marx, président des véhicules commerciaux et spécialisés, a déclaré : « Notre secteur évolue rapidement, entraînés par le resserrement de la réglementation sur les émissions et les jeunes générations qui exigent la création d’une économie circulaire afin de préserver l’environnement pour leur avenir. Hydrogène et batterie – en fonction de la mission – sont les seules solutions viables pour l’énergie verte et ont l’avantage de permettre aux pays de devenir plus indépendants des combustibles fossiles. Le moment est venu d’agir et de mettre en place un programme zéro émission solution reposant sur la technologie électrique à pile à combustible. »

L’hydrogène, l’énergie timide.

Une autre option dont on parle moins, l’hydrogène qui est un carburant qui demande beaucoup de ressources pour être produit et qui en plus d’être couteuse présente certains risques (dont la création de nouvelles structures). La PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie) prévoit pour les poids lourds plusieurs engagements afin d’inciter l’utilisation de cette énergie : 100 stations publiques d’hydrogène à l’horizon 2023 puis entre 400 et 1000 de plus pour 2028, mais aussi une accélération de la production pour atteindre 20 000 à 50 000 camions à hydrogène en 2028. Actuellement en France, l’hydrogène est produit à 94% d’énergies fossiles (environ 3% des émissions de CO2 nationales). Comme pour le GNL, l’hydrogène est difficile à stocker avec une autonomie d’environ 600 km.

Conclusion

L ’hydrogène, solution futuriste, n’est pas forcement rentable car c’est un changement onéreux autant dans les investissements qu’il demande que dans le produit en lui-même. De plus, cette énergie est loin d’être la plus soucieuse de l’environnement. Mais elle peut être un bon départ pour une nouvelle transition énergétique.

« Le changement de modèle que nous sommes en train de réinventer à l’échelle du secteur est aussi ambitieux que redoutablement complexe. Afin d’atteindre l’objectif de neutralité carbone et réussir cette transition énergétique dans le TRM, tout se joue maintenant ! Cette réussite est d’abord conditionnée par le maintien de la compétitivité des entreprises pour leur permettre d’investir et d’intégrer de nouvelles motorisations mais aussi par la mise en place d’un dialogue stratégique public/privé. » déclare Eric Hémar, Président de l’Union TLF.

Les nouvelles énergies permettent une ouverture d’esprit et une adaptation au besoin plus précise que la simple utilisation de l’essence ou du Diesel. Elles apportent soit un complément (avec les véhicules hybrides) soit un moyen de substitution plus écologique (avec le GNV, le biocarburant, ou l’hydrogène). Les grands défauts de toutes ces énergies sont donc l’impact économique et financier autant au niveau de l’entreprise que de l’Etat. Aujourd’hui, en 2021, le seul moyen que l’on ne peut ni tester, ni évaluer reste les camions électriques qui arrivent bientôt sur le marché.





Sources : -Site « Que choisir ? » : Dossier de presse biocarburants -Site « Automobile propre » : Dossier le camion électrique + La norme Euro 7 -Site « Legifiscal » : Le dispositif de suramortissement -Site « Groupe Noblet » : Gaz naturel GNV -Site « Bourses de fret » : Le TRM à la STL 2019 -Site « ACS trans » : Energies nouvelles poids lourds -Site « Total Mobility » : La FNT détaille les grands enjeux du TRM 2021 -Site « TRM 24 » : Transition énergétique TRM -Site « Voxlog » : L’union TLF -Site « E-TLF » : Transport et Logistique de France -Site « FAQ Logistique » : (Plusieurs articles) -Site « ec.europa.eu » : Un pacte vert pour l’Europe -Site « Transport Routier » : La réduction des GES dans le transport -Site « IFP Energies nouvelles) : (Plusieurs articles) -Site « Automobile Magazine » : (Plusieurs articles) -Site « Euro Camions » : (Plusieurs articles)

Redigé par a.palli
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mer 13/01/2021 - 10:49
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Redigé par a.palli
Comment optimiser son plan de transport ?
ven 18/12/2020 - 14:04
Article

Comment optimiser son plan de transport ?

Le plan de transport (PDT) constitue l’un des fondamentaux de la logistique pour les transporteurs. De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour son optimisation : la nature des marchandises véhiculées, le nombre d’intermédiaires, les difficultés d’accès au point de livraison, les délais impartis… Des outils existent pour améliorer son PDT et ainsi réaliser des gains de temps et d’argent.

Qu’est-ce qu’un plan de transport ?

Un plan de transport ou PDT représente les connexions entre les différentes plateformes pour constituer un réseau logistique complet. Il comprend tous les éléments de la chaîne logistique qui peut être plus ou moins complexe. Elle part du fabricant du produit et s’arrête à son destinataire en passant par une ou plusieurs entreprises de transport et entrepôts. Le PDT gère précisément tous les aspects de la livraison et notamment :

  • Les horaires de départ et d’arrivée des marchandises à chaque point de contact : chez le fabricant, dans le ou les entrepôts de transit et chez le destinataire final.
  • Les besoins en homme et en matériel : nombre de manutentionnaires nécessaires, de chauffeurs, nécessité de disposer d’un transpalette pour la manutention...
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Quels critères prendre en compte pour optimiser un plan de transport ?

De nombreux critères sont à prendre en compte dans l’optimisation d’un plan de transport.

La préparation des commandes

On évalue ici le temps nécessaire à la préparation des commandes et à leur manutention : tri, chargement et déchargement, dépotage des palettes... Des marges de manœuvre doivent être prévues comme un colis qui se détériore, la chute d’une palette ou l’absence d’un manutentionnaire.

Le temps de trajet

Quel est le temps de trajet nécessaire ? Il convient ici d’intégrer aussi les impondérables : bouchons, intempéries, difficultés de circulations dues à des travaux… Mais aussi les éléments de sécurité comme le temps engendré par les manœuvres pour se garer devant l’entrepôt pour récupérer les marchandises ou les temps de pause que les chauffeurs doivent respecter.

Dans ce délai de transport, vous devez aussi prévoir les arrêts obligatoires pour effectuer le plein de gasoil.

Les horaires d’ouverture des entrepôts

Il peut aussi y avoir des critères liés aux horaires d’ouverture et de fermeture des entrepôts dans lesquels vos chauffeurs récupèrent la marchandise. Le plan de transport doit aussi intégrer ces éléments. Veillez donc à vous renseigner en amont sur les contraintes du lieu et sa configuration. Par exemple, s'il n’y a pas de quai de chargement et de déchargement, les opérations de manutention vont être allongées.

Les contraintes liées au transport international

Vous livrez à l’international ? Votre plan de transport doit inclure des éléments qui y sont liés comme les contrôles et formalités de douanes (hors de l’espace Schengen). Ainsi que la législation locale : limitations de vitesse différentes, agglomérations inaccessibles à certaines heures, jours lors desquels la circulation est interdite...

Quels sont les enjeux de l’optimisation d’un plan de transport ?

L’optimisation d’un plan de transport revêt plusieurs enjeux. D’abord des enjeux d’organisation largement évoqués ci-dessus. Mais aussi et surtout des enjeux économiques, le PDT devant aider les transporteurs à optimiser leurs finances. Sans négliger pour autant les enjeux écologiques, dans un contexte où l’on demande au transport routier de surveiller ses émissions de CO2.

Les enjeux sur la trésorerie de l’entreprise

Construire un plan de transport performant a un impact positif sur la trésorerie de votre entreprise de transport. Cela passe par une optimisation des trajets en évitant les longues rotations avec camion à vide. Et un taux de remplissage des poids lourds optimal, sans pour autant les surcharger (dépassement du PTAC ou du PTRA) ce qui peut entraîner une surconsommation de gasoil préjudiciable. Et surtout des sanctions : par exemple une surcharge entre 5 et 20 % peut donner lieu à une immobilisation du véhicule assortie d’une amende qui peut aller jusqu’à 750 euros.


Autre enjeu financier ? La satisfaction client qui souhaite recevoir son colis en bon état et dans les délais. Si ces attendus ne sont pas respectés, le poids financier du retard peut peser en tout ou partie, sur le transporteur. Pour éviter cela, le plan de transport doit notamment inclure les éléments suivants :

  • Des délais de livraison raisonnables.
  • Les modalités de traçabilité des colis.
  • Le coût des assurances proposées au client : perte, casse, vol ou retard de livraison pour les plus couvrantes.
  • Les conditions de remboursement de vos clients.

Les enjeux écologiques

À l’horizon 2025, les poids lourds ayant un PTAC supérieur à 7,5 tonnes devront réduire leurs émissions de CO2 de 15 % et de 30 % d’ici à 2030. Et le respect de cette réglementation passe aussi par l’optimisation de votre PDT : investissement dans des camions hybrides moins émetteurs de gaz à effet de serre (GES), rationalisation des tournées pour consommer moins de carburant ou formation de vos chauffeurs à l’éco-conduite.

Comment optimiser son plan de transport pour réduire les coûts ?

Pour optimiser votre plan de transport soyez attentif aux éléments suivants :

  • Minimiser le temps passé à la manutention au moment de la prise en charge des marchandises. Regroupez les arrêts d’un même camion dans les entrepôts proches pour éviter les temps de trajets inutiles.
  • Être réactif face aux conditions de circulation et privilégier, si possible, les grands axes. Évitez les rocades des grandes agglomérations aux heures de pointe.
  • Prévoir les risques au moment du chargement en entrepôt, qui sont des lieux souvent très fréquentés. Anticipez les impondérables comme un poids lourd endommagé ou des contingences externes comme une porte de débarquement bloquée.
  • Si vous faites du transport international, intégrez les contraintes douanières inhérentes au passage des frontières. Même si vous ne livrez que dans le seul espace Schengen, des contrôles sont possibles. Il peut même arriver que certains camions soient bloqués pour vérification, surtout dans un contexte de relèvement de certains plans de sécurité intérieure (contre le terrorisme…)
  • La réception des marchandises est aussi une étape optimisable. Il convient ici de prévoir un temps éventuel d’attente si le client est indisponible, l’adresse incomplète ou que des procédures de retour de marchandises sont nécessaires.

Quels outils pour l’optimisation de son plan de transport ?

Pendant longtemps, les plans de transport ont été construits à la main ou à l’aide de fichiers Excel sans aucune souplesse et très chronophages à remplir. Puis sont venus les TMS ou transport management system. Ces outils permettent d’élaborer vos plans de transport, assurer la traçabilité des marchandises et générer des reportings qui favorisent l’optimisation de votre PDT. Le tout de manière automatisée et des briques complémentaires peuvent être ajoutées, telles qu’une aide à la réduction de la consommation de carburant.



Bien optimiser son plan de transport, c’est d’abord prendre en compte tous les critères qui peuvent peser sur votre trésorerie : temps de trajets, consommation de gasoil ou satisfaction clients. À ce titre, le choix d’un transport management system (TMS) performant constitue un gain de temps et d’argent indispensable.

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Redigé par a.palli
le siphonnage et le vol de carburant impactent la rentabilité des transporteurs
ven 11/12/2020 - 15:45
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Comment le siphonnage et le vol de carburant impactent la rentabilité des transporteurs ?

Le vol et le siphonnage de carburant peuvent impacter fortement la rentabilité des transporteurs. On estime à environ 3 à 5 % les pertes liées aux siphonnages internes et externes et aux vols à la pompe, sur un poste de charges (le carburant) pesant environ 30 %.

La rentabilité des entreprises de transport : un équilibre fragile

La rentabilité des entreprises de transport constitue un équilibre fragile. Selon un focus de l’INSEE paru en février 2020, les charges d’exploitation de ces structures sont élevées à cause de forts besoins en consommations intermédiaires, parmi lesquelles le carburant figure en bonne place, avec la sous-traitance, la location de véhicules et le recours à l’intérim.

Ainsi, l’institut estime à 13,4 % le taux de marge des entreprises de transport routier de marchandises. Et leur rentabilité économique à 10,4 %. Ce qui est assez faible et oblige les dirigeants de ces structures à une gestion fine et raisonnée de leurs dépenses.

Quelles sont les principales charges d’un transporteur ?

Toujours selon l’INSEE, les charges se décomposent comme suit :

  • 17 % pour l’achat de matières premières dont le carburant stocké dans les cuves des poids lourds.
  • 3 % pour l’achat de marchandises et autres charges.
  • L’immense majorité (80 %) est constituée par les autres achats et charges externes : 35 % pour la sous-traitance, 35 % pour les carburants non stockés, le crédit bail et le coût des personnels extérieurs, 14 % pour les loyers et charges, 11 % pour l’entretien et les réparations et 5 % pour les assurances.

À tout cela il faut ajouter les charges de personnel qui constituent environ un tiers des charges incompressibles.

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Quels sont les points sensibles à surveiller dans les charges de transport ?

Les charges de personnel

Ces charges de personnel représentent environ un tiers des charges d’une entreprise de transport. Cela inclut avant tout les salaires, mais aussi les primes et la gestion sociale : formations, montée en compétences, entretiens individuels. Ce poste est à surveiller particulièrement pour éviter que les coûts n’explosent. Si vous avez des accroissements d’activité ponctuels ou saisonniers mieux vaut embaucher des intérimaires ou des contrats courts, plutôt que des CDI pour lesquels vous n’aurez pas forcément assez de missions pour les occuper à temps plein sur le long terme.

Le carburant

Autre poste majeur de vos charges ? Le carburant. Par exemple un poids lourd qui affiche un PTAC de 25 tonnes et qui parcourt 200 000 kilomètres par an va consommer pour 70 000 euros de carburant. Le tout devant être multiplié par le nombre de véhicules de votre flotte. Les dépenses de carburant peuvent être majorées par certains phénomènes qu’il n’est pas toujours facile de détecter :

  • Le siphonnage externe : il s’agit de personnes mal intentionnées qui prélèvent du carburant directement dans le réservoir. Il peut s’agir de plusieurs centaines de litres à la fois !
  • Le siphonnage interne qui consiste en vols de petites quantités de gasoil à chaque fois. Il est le fait d’un ou de plusieurs de vos employés ou intérimaires.
  • Le vol à la pompe qui reste assez rare. Il survient souvent de nuit dans des zones isolées où la fréquentation est faible.
  • Le gaspillage dû au temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) qui peut représenter entre 2,5 à 4,5 % des dépenses de gasoil en plus.
  • Des pleins trop fréquents qui engendrent une perte de productivité et le transport de poids mort dans le camion. Une surconsommation évitable pâr une gestion optimisée des parcours.

La sécurité et le respect de la réglementation

Obligations de sécurité et respect de la réglementation constituent aussi des points qui peuvent augmenter mécaniquement vos charges. Ainsi un chauffeur de poids lourd doit se reposer 11 heures par jour et 45 heures de manière hebdomadaire (24 heures si le temps de repos est récupéré dans les trois semaines suivantes). Ces règles engendrent la nécessité d’attendre que les 11 heures soient écoulées pour que votre employé reprenne le volant. Si vous avez des rotations urgentes, vous devrez utiliser la solution du double équipage, plus souple. Ce qui va augmenter vos charges.

Vous devrez aussi respecter les règles de chargement sans dépasser le PTAC ou le PTRA du poids lourd, sous peine de confiscation du véhicule ou d’amende. Une surcharge inférieure à 5 % est tolérée, mais gardez à l’esprit que tout chargement trop conséquent présente des risques de sécurité et augmente la consommation de carburant. Enfin, le fait que les camions ayant un PTAC supérieur à 7,5 tonnes ne puissent rouler les jours fériés et le week-end (entre le samedi 22 heures et le dimanche même heure) entraîne aussi des coûts qu’il convient de considérer.

Quel est le poids du carburant dans la rentabilité globale d’un transporteur ?

Le carburant représente environ 30 % dans la rentabilité globale d’un transporteur. Autant dire que l’optimisation de sa consommation est un point crucial pour augmenter cette rentabilité. Cela passe par plusieurs éléments, comme un changement d’habitude de conduite (plus fluide avec moins de temps d’arrêts), des pleins moins fréquents, mais aussi des mesures pour détecter et éviter les vols de carburant, quel que soit leur type.

Quel impact peut avoir le siphonnage et le vol de carburant sur la rentabilité des transporteurs ?

Selon alertgasoil™, l’impact des siphonnages internes, externes et des vols à la pompe pèse environ 3 % du poste carburant. Un chiffre indicatif qui peut être très variable en fonction des camions, des périodes et des trajets. Ainsi une rotation effectuée sur des petites routes, au cours de laquelle le chauffeur effectue un plein en rase campagne et dort dans sa cabine sur le bas-côté sera plus vulnérable aux vols et siphonnages qu’un transport sur autoroute.

Comment se protéger contre les vols externes et internes de carburant ?

Il existe plusieurs moyens de lutter contre le vol de carburant, qu’il faut d’abord détecter afin de bien s’en protéger.

Détecter les vols de carburant

Pour détecter les vols de carburant il faut suivre avec précision la consommation en gasoil de chaque poids lourd. Cela est favorisé par des solutions comme celle d’alertgasoil™ : un logiciel d’analyse de la consommation de carburant des camions. Des courbes sont générées par l’outil, ce qui vous permet de constater les pics de consommation anormaux. Très utile pour isoler les siphonnages externes ou internes.

Autre fonctionnalité ? Le contrôle de facturation qui met en évidence la différence (en pourcentage) entre le prix payé à la pompe et le volume de carburant présent en cuve. Un différentiel trop important traduit un vol à la pompe.

Sensibiliser vos chauffeurs

Face aux risques de vol interne, sensibilisez vos chauffeurs sur les sanctions qu’ils encourent. Ce phénomène est souvent le fait d’employés qui souhaitent se ménager un complément de salaire en revendant du carburant. Cela peut traduire des difficultés financières : travaillez avec votre service RH pour détecter plus facilement ces profils à risque et les épauler.

Autre axe de sensibilisation ? Veillez aux habitudes de vos chauffeurs. Conseillez-leur de ne fréquenter que des endroits où il y a déjà d’autres camions et de ne pas réaliser leur plein dans des stations services isolées.


AlertGasoil™ propose des solutions connectées comme une sirène à 110 décibels qui se déclenche lorsqu’une tentative de vol au niveau de la cuve survient.



Le vol et le siphonnage de carburant peuvent impacter la rentabilité de votre entreprise de transport. Il existe différentes solutions pour s’en prémunir : certaines de bons sens, d’autres plus technologiques. La consommation de gasoil est l’un des leviers d’action majeur pour améliorer votre rentabilité : vous pouvez espérer 7 à 17 % d’économies sur ce poste en actionnant plusieurs solutions contre le vol, les pleins et le TMAVA trop fréquents ainsi qu’en sensibilisant vos chauffeurs à l’éco-conduite.

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Redigé par a.palli
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mer 25/11/2020 - 14:51
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Redigé par a.palli
VECTO : quel impact pour les professionnels du transport ?
lun 16/11/2020 - 12:12
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VECTO : quel impact pour les professionnels du transport ?

Vecto pour Vehicle Energy Consumption Calculation Tool est un outil de simulation de consommation des véhicules lourds. Ce programme a été développé à l’Université de Graz en Autriche. Il fait suite à l’instauration du règlement 2019/1242 du Parlement européen sur le dioxyde de carbone pour les véhicules lourds (dont les poids lourds) entré en vigueur le 14 août 2019 dans toute l’Union Européenne. Découvrez les véhicules concernés par cette norme, les avantages de Vecto et ses limites pour les entreprises de transport.

Qu’est-ce que VECTO ?

Vecto est un programme de simulation assistée par ordinateur conçu par la Commission Européenne et plus précisément par la Direction générale Climat. Son but ? Calculer la consommation d’un poids lourd ainsi que ses émissions de CO2. Il a été mis en place en 2019. Les données utilisées proviennent des constructeurs européens qui ont l’obligation de communiquer - via Vecto - certaines des données des poids lourds commercialisés. Ceci pour que l’outil de calcul de la consommation d’énergie des véhicules puisse simuler consommation de carburant et émissions de CO2.

À l’horizon 2025, les émissions de CO2 devront être réduites de 15 % pour les gros camions par rapport à une base établie entre 2019 et 2020. Les diminutions devant être de l’ordre de 30 % d’ici 2030. La raison ? Les poids lourds représentent 70 % des émissions de CO2 de l’ensemble du parc des véhicules lourds contre seulement 25 % pour les camions, bus et autocars. À l’échelle de L’Union européenne, l’ensemble de ces véhicules - poids lourds compris - représente 6 % des émissions de carbone.

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De la simulation à la mesure

Les données fournies par les constructeurs ne sont pas forcément adaptées aux cas particuliers. Ainsi, les habitudes de conduite, les temps de chargement-déchargement, les trajets dans une circulation à forte densité, sous la neige et des phénomènes comme le temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) ne sont pas pris en compte dans la simulation délivrée au transporteur lorsqu’il acquiert un poids lourd.

Il est donc nécessaire d’élargir le champ de pilotage de la consommation grâce à des indicateurs pondérés par des données récoltées sur le terrain. et qui contribuent à réduire ces émissions :

  • Le temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) qui, en plus d’augmenter les émissions, engendre un accroissement de la consommation de gasoil.
  • Les habitudes du chauffeur au volant. Sachant qu’une conduite en surrégime (mesure du nombre de tours minutes), la faible utilisation du frein moteur et une vitesse peu constante avec de multiples accélérations et coups de frein contribuent aussi à augmenter les émissions de CO2.
  • Il comprend aussi des fonctionnalités d’optimisation de la consommation de carburant en permettant, notamment, d’éviter le vol de carburant (siphonnages et vols à la pompe) et les pleins trop fréquents qui entraînent du temps de travail inutile et du poids mort transporté.

L’oeil de l’expert Alertgasoil™

Trois questions à Mickael Drombry, directeur général chez Alertgasoil™ et spécialiste technique -TF on-board fuel consumption & payload measurement auprès de la Commission européenne.

1. La réglementation sur les émissions de CO2 va-t-elle évoluer prochainement ?

Oui et c’est inéluctable ! La dynamique amorcée d’abord par la COP 21 puis concrétisée via les accords de Paris montre clairement le sens des réglementations à venir. Il est de la responsabilité de tous, à notre niveau, d’œuvrer pour cette transition. C’est dans ce cadre que le Projet de règlementation sur les standards d’émissions de CO2 a vu le jour (basé sur l’outil VECTO) avec un objectif de – 30% d’émission de CO2 pour les véhicules mis en service en 2030. l’objectif est clair : impliquer professionnels et industriels dans une démarche vertueuse pour « casser » les émissions de gaz à effet de serre.

2. À quel moment les constructeurs vont-ils devoir fournir aux acheteurs les données issues de Vecto ?

C’est déjà le cas, puisque VECTO est en place depuis 2018. Ce qui, en revanche, n’est pas encore en place est l’approche par la mesure réelle pour corroborer les données issues de VECTO. La Commission Européenne, si elle implique toutes les parties prenantes dans la réflexion, souhaite néanmoins avancer vers un modèle « autonome » permettant d’avoir un portail public à disposition. L’objectif est simple : transparence de la consommation dans l’intérêt de l’utilisateur final et de l’environnement.

3. Quel est le modèle idéal pour mesurer les émissions?

Toute mesure ne trouve sa pertinence que dans le monitoring de la valeur initiale, ici le stock en réservoir. Une fois cette donnée maîtrisée, il s’agit d’aller recenser toutes les consommations « exotiques » non productives pour la conduite : vol, gaspillage, comportement erratiques…Cette vision « élargie permet ainsi un pilotage par la mesure. C’est pour moi la meilleure approche pour donner les moyens d’allier démarche écologique et démarche économique.

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Redigé par a.palli
5 conseils pour choisir votre TMS transport
jeu 12/11/2020 - 08:47
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5 conseils pour choisir votre TMS transport

Bien choisir votre TMS transport est une décision cruciale pour optimiser les coûts de transport assumés par votre entreprise et dégager de la trésorerie pour réaliser des investissements : achat de nouveaux camions ou de solutions innovantes pour optimiser vos dépenses de gasoil et limiter vos rejets de Co2.

Qu’est-ce qu’un TMS (transport management system) ?

Un TMS (transport management system) est un logiciel de gestion des activités de transport. Il permet aux transporteurs et aux entreprises de logistique d’optimiser leurs trajets et leurs dépenses (de carburant notamment). Il offre aussi une traçabilité et un suivi des produits livrés. C’est une véritable aide à la décision. Il existe deux types de TMS : le TMS transporteur et le TMS chargeur. Le premier vise plutôt à optimiser les trajets et le plan de transport et le second à gérer vos appels d’offres fournisseurs et l’optimisation de vos achats.

Le TMS est le pendant du WMS (warehouse management system) qui gère les flux et les produits dans les entrepôts à travers la chaîne logistique ou supply chain. De plus en plus les TMS transports incluent aussi des fonctionnalités issues des WMS pour que les professionnels de la filière bénéficient d’une solution tout en un.

Quelles sont les principales fonctionnalités d’un TMS transport ?

Un TMS transport dispose de plusieurs fonctionnalités que l’on peut classer en trois grandes catégories :

  1. La planification et la prévision des transports. C’est grâce à cette brique que vous pourrez concevoir vos schémas de transport. Vous pourrez aussi établir finement les budgets pour les trajets de vos conducteurs : évitement des bouchons, prise en compte de la météo, rationalisation des rotations pour livrer les clients proches les uns des autres dans la même journée…
  2. La gestion des tournées en elles-mêmes. Cela concerne la traçabilité en temps réel des trajets. Un TMS transport peut assurer la gestion des arrêts, de la consommation de carburant ou l’envoi d’alertes en cas de problèmes : vol de carburant, temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) trop important ou pic inhabituel de consommation de gasoil.
  3. La génération de reportings précis qui vous permettent d’ajuster vos habitudes de transport routier et gagner en efficacité grâce au suivi de toutes sortes d’indicateurs.
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Responsable transport : pourquoi choisir un TMS ?

Pour un directeur transport choisir un TMS transport favorise un gain de temps et ainsi, d’argent. Terminé les tableaux de bord et reportings sur des fichiers Excel et les longues heures à analyser des données disparates et éparpillées. Les logiciels TMS automatisent une grande partie de la collecte de données et du traitement. Vous n’avez qu’à définir les fonctionnalités que vous souhaitez et les KPI à suivre. À ce stade, il est possible de profiter de l’accompagnement d’un expert pour mettre en place l’outil et le configurer.

Choisir son TMS transport en cinq étapes

TMS en SaaS ou logiciel

Il existe différents types de TMS transport : en SaaS ou sous forme de logiciel à installer sur un terminal, ordinateur ou smartphone. Les outils en SaaS présentent l’avantage d’être accessibles de la même façon sur tous les supports et ils ne nécessitent pas d’installation qui peut être gourmande en ressources. Les données sont enregistrées sur le serveur de l’éditeur. En revanche, vous aurez besoin d’une connexion internet pour la synchronisation des données, même si beaucoup de logiciels SaaS permettent un fonctionnement hors connexion.

Le logiciel à installer sur vos machines peut être avantageux si vous souhaitez garder la main complète sur vos données. Mais vous devrez investir dans des serveurs performants, que ce soit physiquement ou dans le cloud. À vous de mesurer quelle est la solution la plus favorable et la plus en adéquation avec vos attentes et votre budget.

Fonctionnalités basiques ou avancées

Généralement les TMS transports vous proposent des fonctionnalités basiques. Puis des briques complémentaires pour vous offrir davantage de possibilités. Le plus souvent, ces outils sont couplés avec des objets connectés comme une jauge de réservoir, un chronotachygraphe ou un système d’alarme dans les camions. Cette association facilite la remontée des informations en temps réel qui constituent une mine d’or pour ajuster immédiatement votre tournée.

À ce titre, il est possible de commencer par les fonctionnalités de base d’un TMS puis de mettre à jour votre abonnement pour débloquer d’autres possibilités plus avancées.

Avis sur l’éditeur du TMS et solidité de la structure

Avant de sélectionner un logiciel, renseignez-vous sur sa notoriété. Vous pouvez visualiser les avis donnés par les clients sur le site de l’outil ou sur Google My Business. Interrogez aussi vos collègues transporteurs qui utilisent la solution que vous visez. Du côté de la solidité financière, allez voir sur un site comme societe.com qui donne, notamment, le chiffre d’affaires et des données de synthèse comme la rentabilité de l’éditeur ou le caractère équilibré ou non de son bilan comptable.

Intégration globale à votre système d’information

L’intégration globale du TMS transport choisi revêt aussi une importance cruciale. Si vous utilisez déjà un autre outil pour collecter certaines données, assurez-vous que les deux solutions seront compatibles. Ce temps d’analyse est peut-être l’occasion d’abandonner un ou plusieurs anciens systèmes disparates pour sélectionner un logiciel de gestion tout-en-un sur lequel vous aurez accès à toutes vos données.

Possibilités d’évolution du TMS transport

Enfin, soyez attentif quant aux possibilités d’évolution promises par l’éditeur du TMS. Un logiciel ou une application peu mise à jour doit vous mettre la puce à l’oreille. De la même façon, un outil qui a plusieurs années, mais dont la version proposée est toujours la première, ne constitue pas forcément le choix optimal.

Choix d’un TMS : comment éviter les erreurs ?

Lorsque l’on n’est pas spécialiste du TMS transport, il n’est pas toujours évident de trier le bon grain de l’ivraie. Faites le bon choix avec ces quelques conseils :

  1. Choisissez un outil qui vous propose aussi un accompagnement, tant pour la configuration que pour la lecture des données et graphiques de l’outil. L’idéal est de disposer d’un chargé de compte dédié, disponible pour former vos équipes, répondre à vos questions et résoudre les bugs et dysfonctionnements que vous faites remonter.
  2. Ne prenez pas un TMS trop complexe et avec des fonctionnalités inutiles. Préférez un outil simple et évolutif qui grandira avec vos besoins.
  3. Mesurez aussi la part du budget que vous pouvez y consacrer. À ce titre, un abonnement à un outil en mode SaaS sera sans doute moins onéreux qu’un logiciel à installer qui nécessite parfois l’achat et la maintenance de serveurs et d’appareils de stockage (NAS).

Comment réduire les coûts de transport grâce à un TMS?

Faire l’acquisition d’un TMS implique un investissement de départ, mais qui peut être rapidement amorti par la réduction de coûts qui pèsent lourd dans votre trésorerie. Interfacé avec une solution performante comme alertgasoil™, les données suivies par l’outil peuvent s’intégrer à votre TMS. Votre système permet dès lors de réaliser des économies significatives sur les dépenses de carburant et l’optimisation des tournées.

Réduction des dépenses de carburant

La baisse des dépenses de carburant s’effectue grâce à des fonctionnalités comme le monitoring de la consommation à l’arrêt : siphonnage, vol de carburant, gaspillages dus au temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA) ou pleins trop fréquents avant le retour à l’entrepôt. Ainsi que le suivi des consommations de gasoil en temps réel et l’analyse comportementale des chauffeurs : conduite trop brusque, changement de vitesse inadéquat…

Optimisation des itinéraires

Avec la consommation de carburant, l’optimisation des itinéraires constitue le nerf de la guerre pour un transporteur. Avec un TMS vous pourrez géolocaliser vos poids lourds en temps réel, adapter vos trajets et retracer l’itinéraire d’un camion donné sur une période que vous choisissez : pauses, TMAVA, taux de remplissage du véhicule... Cela vous permet d’optimiser les rotations et d’économiser sur le coût et le temps de trajet.

Investir dans un TMS transport est une action indispensable pour toute entreprise logistique. À condition de choisir le bon outil et de s’entourer d’experts, tant pour sa configuration, que sa prise en main et la formation de vos équipes. Cela est d’autant plus vrai dans le transport de marchandises, où les coûts que les clients sont prêts à débourser ont tendance à baisser.

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crise transport routier
lun 26/10/2020 - 09:43
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État des lieux du transport routier face à la crise Covid-19

La crise de la Covid-19 a considérablement freiné l’activité logistique, tant en France et en Europe que dans le reste du monde. Notamment en raison des restrictions de circulation et de la fermeture des magasins (hors alimentaire et produits de première nécessité) qu’il devenait alors inutile d’approvisionner. Selon la Fédération nationale du transport routier (FNTR) l’activité du transport routier a plongé de 27 % au 2ᵉ trimestre 2020. Un chiffre qui s’est toutefois amélioré depuis le début de l’été : les rotations ayant recouvré un volume quasi normal depuis lors.

Les principaux challenges du transport routier face à la crise Covid-19

Sauvegarder son chiffre d’affaires et le niveau de sa trésorerie

Le confinement a eu de fortes conséquences sur le chiffre d’affaires des entreprises de transport et notamment de transport de marchandises. La FNTR estime la baisse moyenne du chiffre d’affaires des transporteurs de 44 % en avril, de 27% en mai et de 12 % en juin 2020. Un manque à gagner qui fragilise de nombreuses structures, le tissu des entreprises de transport routier de marchandises étant surtout composé de petites sociétés (84% d’entre elles ont moins de 10 salariés). On voit déjà d’ailleurs fleurir des opérations de rachat entre transporteurs. Si en France des acquisitions d’envergure ne semblent pas à l’ordre du jour, en Europe le groupe espagnol Olano a racheté en septembre les entreprises Oteiza et Kartel.

Le comité national routier (CNR) dans son dernier baromètre activité et climat économique du transport routier de marchandises (TRM) indique que la reprise est bien là avec une hausse du chiffre d’affaires de l’ordre de 1,8 % en août 2020 par rapport au même mois en 2019. Une reprise timide donc, mais qui offre une tendance positive.

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Mettre en place des normes sanitaires qui ont un coût

Comme dans toute entreprise, les transporteurs ont dû mettre en place des normes sanitaires pour suivre la nouvelle réglementation. La FNTR estime que le surcoût de ces mesures peut aller jusqu’à 5 % : +3 à 32 euros par jour et par véhicule soit 0,5 à 6 % du prix de revient standard. Ces sommes sont dépensées pour répondre aux différents protocoles sanitaires institués par le gouvernement :

  • Port du masque (obligatoire depuis le 1ᵉʳ septembre 2020 dans toutes les structures et pour tout le personnel qu’il soit chauffeur ou employé administratif), des gants et des visières.
  • Gel hydro-alcoolique, lingettes.
  • Nettoyage et désinfection des cabines à chaque changement de chauffeur.
  • Attention particulière lors du déchargement en clientèle pouvant occasionner un temps d’arrêt plus long.

Prendre en compte les difficultés des conducteurs et leurs inquiétudes

Le confinement et les périodes de chômage partiel ont un impact sur le moral des salariés. Lors du confinement 85 % des transporteurs ont eu recours au chômage partiel. De nombreux chauffeurs n’ont pu travailler et ont subi une baisse de leurs revenus. Le retour à temps plein (souvent à partir de la fin juin - début juillet) a pu générer de nouvelles inquiétudes : craintes pour leur santé et celle de leurs proches, mise en place de protocoles drastiques qui engendrent un accroissement du temps de travail ou peur du dépôt de bilan de l’entreprise qui les emploie.

Ce coût humain induit doit être géré par les chefs d’entreprises de transport et les services des ressources humaines, qui passent davantage de temps à écouter leurs salariés et à essayer de trouver des solutions adaptées à tous.

Faire face à la concurrence sans tirer les prix vers le bas

Le transport routier étant très fragmenté entre de nombreuses entreprises, les clients ont tendance à faire davantage jouer la concurrence et à négocier pour tirer les tarifs vers le bas. Selon la FNTR, 33 % des entreprises ont rencontré une pression sur les prix émanant de leur clientèle. Un état de fait qui pourrait amener certaines petites et moyennes structures qui ne parviennent pas à mutualiser leurs coûts à mettre la clé sous la porte.

La FNTR pressent l’accentuation du phénomène de concentration du marché, avec l’intensification du rachat des petits transporteurs par de plus gros. Cela pourrait être le fait de mastodontes du secteur en France comme XPO Logistics Europe (ex Norbert Dentressangle), Transiberica (entreprise internationale qui livre aussi en France) ou Flexatrans.

Quelles aides pour le transport routier ?

Le dispositif de chômage partiel

Comme toutes les entreprises françaises, les transporteurs bénéficient du dispositif de chômage partiel mis en place par l’État. Depuis le 1ᵉʳ juin 2020, le gouvernement prend en charge 85 % de l’indemnité versée au salarié dans la limite de 4,5 fois le SMIC (le transporteur finançant les 15 % restants). Au 1ᵉʳ novembre 2020, cette aide passe à 60%, le reste à charge employeur sera donc de 40 %.

Les aides aux équipements sanitaires

Il est aussi possible d’obtenir le financement - à hauteur de 50 % de l’investissement hors taxe - des équipements sanitaires, à l’instar du matériel pour isoler les postes de travail (vitres, plexiglas ou cloisons), ou des installations d’hygiène comme des postes pour le lavage des mains ou des douches. Cela ne concerne toutefois pas l’achat de masques ou de gel hydroalcoolique qui reste entièrement à la charge du transporteur. Peuvent en bénéficier : les structures de moins de 50 salariés, qui forment le gros du tissu du transport routier en France.

Les prêts garantis par l’État

Les transporteurs rencontrant des difficultés de trésorerie peuvent aussi se tourner vers le dispositif de prêt garanti par l’Etat. Il est ouvert jusqu’au 31 décembre 2020 et consiste en un prêt d’un montant équivalent à trois mois de chiffres d’affaires 2019 ou à deux années de masse salariale. Aucun remboursement n’est demandé la 1ʳᵉ année et l’aide est amortissable sur cinq ans. Les conditions d’éligibilité ? Avoir moins de 5 000 salariés et un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros.

Le plan de relance transport

Enfin, le premier ministre Jean Castex a annoncé, dans son plan de relance présenté le 3 septembre 2020, que 100 milliards d’euros allaient être consacrés au secteur du transport. Pour l’heure, aucune mesure concrète n’a été définie pour les transporteurs. Seule celle en faveur du développement de l’hydrogène (7,2 milliards d’euros) semble concerner directement le transport routier de marchandises (TRM) et les poids lourds qui circulent en milieu urbain et périurbain. Un plan favorable à la transition énergétique des camions a aussi été dévoilé sans que son montant n’ait toutefois été précisé.

Actualité du transport routier : des raisons d’espérer

Même si la crise Covid-19 a frappé de plein fouet les entreprises de transport routier il existe des raisons d’espérer.

Une image positive

D’abord l’image des transporteurs a été fortement redorée lors du confinement après une période de désamour due notamment aux conflits sociaux et aux grèves. Ce sont eux qui ont permis au pays de continuer à être approvisionné en denrées alimentaires et de première nécessité, notamment en médicaments et matériel médical. Ensuite la reprise post-crise se dessine avec une hausse des rotations et quasiment plus aucun camion qui reste stationné en entrepôt.

Une hausse du commerce en ligne

Le commerce en ligne a plus que jamais le vent en poupe, la crise sanitaire ayant accentué cette pratique. La Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) indique que les transactions des produits et services acquis via internet a augmenté de 7,4 % lors des mois de mai et juin 2020 par rapport à la même période en 2019.

Un prix du gasoil en baisse

Le prix du gasoil est en baisse depuis des mois, entraînant des économies sur ce poste qui représente environ 30 % des dépenses des transporteurs. Des solutions d’optimisation de la consommation performantes ont récemment vu le jour : à l’instar de celle d’alertgasoil™ qui utilise l’IoT pour monitorer des indicateurs aussi fondamentaux que la consommation des poids lourds, les émissions de CO2 ou les habitudes de conduite des chauffeurs. Cela constitue ainsi une aide concrète pour réaliser des économies de carburant.

La crise de la Covid-19 a fortement frappé les entreprises du transport routier. Mais une embellie semble se dessiner depuis le début de l’été avec la reprise à plein des rotations et des carnets de commande qui se remplissent à nouveau. Une période idéale pour les chefs d’entreprise qui souhaitent rationaliser leurs dépenses, notamment au niveau du poste carburant. Et adopter des innovations technologiques qui visent à disposer de camions plus performants et plus propres.

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gestion consommation carburant
lun 19/10/2020 - 14:55
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Les 6 piliers d'une gestion de consommation de carburant efficace

La consommation de carburant constitue un poste de frais variables important pour les entreprises de transport routier. Elle peut être diminuée par un ensemble de bonnes pratiques, notamment en formant les conducteurs à la conduite économe en carburant, en évitant les siphonnages et en limitant le temps moteur allumé véhicule à l'arrêt (TMAVA).

Quel est le poids du carburant dans les charges d'un transporteur routier ?

Selon le site FAQ logistique spécialisé dans le transport routier de marchandises, le coût du carburant pèse environ 28 % à 30 % dans le budget des transporteurs.

Or, un poids lourd consomme environ 46 000 litres de gasoil par an. Mais en réalité, le poste carburant se compose de plusieurs éléments :

  1. Le prix hors taxe du gazole qui dépend largement du cours du baril. En France, en septembre 2020, l'indice CNR professionnel s'affiche à 129,42 pour un litre de gazole. Un chiffre sans cesse en baisse depuis ce printemps et la crise de la Covid-19 : -21,08% depuis déc. 2019.
  2. La TVA qui affiche un taux de 20 % sur le gasoil. Elle est en partie récupérable à hauteur de 80 % pour les poids lourds. Elle le sera totalement à partir de 2022.
  3. La taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE). Elle peut être remboursée partiellement pour les poids lourds supérieurs à 7,5 tonnes. Le taux de remboursement est régional : il était par exemple de 17,45 euros pour l'Île de France au 1er semestre 2020. La demande doit être effectuée chaque trimestre.
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Quels indicateurs utiliser pour mesurer la consommation de carburant ?

Premier pas vers les économies de carburant pour la gestion de votre flotte de poids lourds ? Mesurer avec exactitude la consommation de votre parc. Cela peut s'effectuer de diverses manières.

La fréquence des pleins

Le premier indicateur est la fréquence des pleins. Pour cela, tenez un tableau de bord par véhicule qui résume les pleins, le litrage acheté, son coût et le kilométrage moyen parcouru avec un plein. Sachant que ce dernier indicateur est fluctuant : un poids lourd qui ne roule que sur autoroute à vitesse constante va moins consommer qu'un camion n'évoluant qu'en agglomération ou sur de petites routes où les changements de vitesse et les accélérations — décélérations sont plus fréquents. Le niveau de charge rentre aussi en ligne de compte. Plusieurs solutions s'offrent à vous :

  • Le reporting manuel assez chronophage et qui ne vous permet pas une évaluation en temps réel.
  • Un outil de récolte des données avec traitement automatisé. Cela est possible via une solution de monitoring telle que celle d'alertgasoil™.

La consommation lors de la conduite

La consommation lors de la conduite est aussi un élément crucial. Elle doit être pondérée par l'état du trafic et le niveau de chargement du poids lourd. Selon une étude scientifique menée par l'international road transport union (IRU), la moyenne de consommation d'un camion de 40 tonnes transportant une charge moyenne a été évaluée à 34 litres aux 100 kilomètres : 39,2 litres pour un chargement à plein et 29,3 litres à vide. Les habitudes de conduite de vos chauffeurs et le type de trajet parcouru entrent en ligne de compte :

  • Une conduite non fluide avec des accélérations et changements de rapports brusques augmente la consommation.
  • Des arrêts fréquents avec le moteur qu'on laisse tourner.
  • La conduite dans les embouteillages et sur terrain accidenté.

Les anomalies : siphonnages et vols à la pompe

Autres éléments à monitorer sur vos poids lourds ? Le poids des siphonnages (internes ou externes) et autres vols à la pompe. Ces larcins peuvent s'effectuer en plusieurs occasions :

  1. Sur le parking de votre entreprise.
  2. Lors de la réalisation d'un plein dans un lieu isolé.
  3. Par ruse lorsque votre chauffeur est endormi ou s'est absenté pour prendre une douche ou déjeuner sur une aire d'autoroute ou dans un restaurant routier.
  4. Par le conducteur lui-même qui arrondit ses fins de mois en subtilisant un peu de carburant à chaque fois. Ce type de siphonnage est le plus malaisé à détecter puisqu'une faible quantité de gazole est prélevée à intervalles plus ou moins réguliers.

Là aussi il existe des solutions de monitoring pour détecter ces anomalies : des pleins trop fréquents par rapport au kilométrage parcouru, une baisse brutale du niveau de la jauge à l'arrêt ou un poste de carburant en augmentation doivent vous alerter.

Les conseils pour mieux gérer la consommation de carburant d'un poids lourd

Outre l'investissement dans des outils de suivi en temps réel et d'analyse, quelques habitudes sont bonnes à prendre pour réduire le montant du poste carburant.

Rationaliser les trajets

Lorsque vous établissez le planning de transport de vos chauffeurs, rationalisez les trajets. Si plusieurs livraisons doivent avoir lieu dans la même zone, rassemblez-les au sein d'une seule rotation pour éviter les détours et allers-retours inutiles. D'autant plus si vous effectuez des trajets longue distance en France et en Europe.

Choisir le bon itinéraire

Certains itinéraires sont plus engorgés que d'autres, notamment les entrées et sorties de ville aux heures de pointe (dans les grandes agglomérations entre 7 h 30 et 9 h 30 et entre 17 h 30 et 19 h 30). Soyez aussi attentifs aux zones de travaux annoncées et aux portions dont la vitesse est considérablement limitée : réalisation d'ouvrages d'art ou de bretelles de sortie sur une autoroute, rénovation de chaussées en ville… Mieux vaut que votre conducteur évite la zone et s'oriente sur un itinéraire bis.

De la même façon, de grosses intempéries annoncées peuvent fortement ralentir le trafic et occasionner un pic de consommation de carburant. Intégrez le facteur météorologique dans votre planning quitte à modifier l'itinéraire de votre chauffeur en temps réel et décaler certaines livraisons non urgentes.

Former les conducteurs routiers à la bonne conduite

Des ateliers de bonne conduite à destination de vos conducteurs peuvent aussi faire partie de la solution. Sensibilisez-les sur l'importance d'une conduite fluide notamment en trafic dense ou sur la nécessité de changer de rapport au bon moment.

Limiter le TMAVA

Lorsque les arrêts sont fréquents au cours d'une livraison le temps moteur allumé véhicule à l'arrêt (TMAVA) peut être important. Sensibilisez aussi vos conducteurs sur la nécessité de stopper le moteur, même pour un temps réduit et même s'ils restent dans l'habitacle pour une courte pause. Cette bonne pratique limite aussi les rejets de CO2.

Éviter les vols de carburant

Évitez aussi les vols de carburant grâce à des solutions de sécurité comme celle d'alertgasoil™ qui propose notamment la pose d'une sirène de 110 db qui se fait entendre dans un rayon de trois mètres pour alerter le chauffeur et mettre fin au vol par ruse. Il est aussi intéressant d'éviter de stationner sur un parking isolé et de privilégier les parcs surveillés avec plusieurs poids lourds stationnés côte-à-côte.

Faire la chasse aux poids morts

Pour faire la chasse au poids mort, évitez de faire le plein d'un camion qui roule à vide et qui va rentrer à l'entrepôt. La capacité du réservoir peut fortement varier selon que vous en ayez un seul ou plusieurs : entre 400 et 1 500 litres en moyenne. Un litre de gazole pesant environ 0,485 kg, la surcharge oscille entre 194 et 727 kilos supplémentaires.

Quelles économies de carburant peut-on réaliser ?

En mettant en place toutes les solutions disponibles d'optimisation de la consommation, l'économie de gazole sur un poids lourd peut être de 15 à 30 % environ. Autant de trésorerie dégagée pour investir dans des poids lourds nouvelle génération moins gourmands en énergie et récompenser la bonne conduite de vos chauffeurs à travers le versement de primes.

Pour entrer dans le cercle vertueux de l'économie de carburant pour votre flotte de poids lourds, optez pour une solution de monitoring complète qui vous permet d'analyser vos données en temps réel. Et ainsi d'ajuster vos habitudes et celles de vos chauffeurs de manière fine pour réduire le poids de votre poste carburant dans vos charges variables.

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Redigé par a.palli
vol de carburant
lun 28/09/2020 - 15:50
Article

Transporteurs, comment se protéger contre le vol de carburant ?

Ces derniers mois, le vol de carburant sur des poids lourds est en nette augmentation. En France, on estime à 10 000 par an le nombre de vols de gazole perpétrés sur des camions. Dans la Manche, selon les forces de l'ordre locales, il a doublé depuis un an pour atteindre 25 délits et un total de 10 380 litres dérobés. En septembre 2019 à Dole dans le Jura, quatre personnes ont été interpellées pour le vol total de 10 000 litres de gazole, là aussi sur des poids lourds. Les voleurs agissent souvent en réseau pour s'attaquer aux camions stationnés dans des zones isolées, de préférence de nuit.


Dans ce contexte, des moyens permettent désormais aux transporteurs de se prémunir de ces vols de carburant qui peuvent représenter une perte financière importante pour les entreprises.


Vol de carburant des poids lourds en France : quelques statistiques

Selon la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers (FNTR) ce sont plus de 20 millions de litres de carburant qui sont dérobés chaque année. Et ce directement dans les réservoirs des camions. Rares sont les larcins commis avec violence à la station service. Selon Statista, en 2018 un camion consommait en moyenne 33,72 litres de gasoil au 100 kilomètre. C'est donc environ 59 millions de kilomètres qui auraient pu être parcourus avec ce gasoil dérobé. C'est dire si cette pratique est dommageable pour les transporteurs, en particulier pour ceux qui disposent de flottes qui parcourent de longues distances.


Les différentes formes de vols de carburant sur les poids lourds

Il existe différents types de vol de carburant commis sur les poids lourds :


  1. Le vol externe

    Le siphonnage qui consiste à prélever du carburant directement dans le réservoir de votre camion en le perçant ou en utilisant une pompe. Cela s'effectue souvent de nuit lorsque votre chauffeur est endormi, ou lorsqu'il s'est absenté laissant son poids lourd sans surveillance.

  2. Le vol interne:
    Le vol à la pompe: il s'agit ici d'un de vos conducteurs qui détourne une partie du plein pour son propre usage. Ce sont les vols les plus difficiles à détecter, puisque les volumes prélevés sont souvent minimes.


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Quel est l’impact financier du vol de carburant pour les transporteurs ?

Ces vols de carburant ont bien sûr un impact financier. Selon le comité national routier,

le prix moyen du gazole à la pompe au mois d'août 2020 était de 1,03 euro. Ce qui signifie que ces délits entraînent un manque à gagner de 20 600 000 euros par an environ pour l'ensemble des transporteurs qui en sont victimes.


Selon les données créées et recueillies par alertgasoil™, les différents types de vols cumulés représentent entre 1,5 et 3 % de votre budget carburant annuel. Un montant non négligeable au moment de faire vos comptes et d'optimiser vos dépenses.

Comment détecter un vol de carburant sur un poids lourd ?

Premier signal qui peut vous mettre sur la piste d'un vol de carburant ? Le besoin de passer plus souvent à la pompe pour le même kilométrage. Bien sûr vous devez tenir compte de la charge du véhicule et des difficultés rencontrées par votre chauffeur sur le trajet. Un poids lourd qui circule au maximum de sa capacité et qui est pris dans les bouchons pendant une heure affiche une consommation de gasoil plus élevée qu'un camion parcourant un long trajet sur autoroute à vitesse constante.


Autre signal d'alerte ? Un poste carburant qui augmente au moment de faire vos comptes. Alors même que votre flotte n'a pas augmenté, que le prix du gazole ne connaît pas de hausse et que vos employés n'ont pas effectué plus de rotations.


Comment se protéger contre les vols de carburant ?

Les vols internes à l'entreprise

Les vols internes à l'entreprise sont le fait de salariés qui détournent une petite partie du plein pour leur propre usage ou pour le revendre. La quantité prélevée est souvent très faible pour que cela passe inaperçu. Mais, si cette pratique est courante, le cumul des délits peut constituer un gros manque à gagner pour votre société. Il existe des solutions pour détecter ces vols :


  • Sensibiliser vos chauffeurs et les informer de ce qu'ils risquent à voler du carburant. Veillez à rester dans le dialogue et à faire intervenir votre service des ressources humaines si vous sentez qu'un de vos salariés traverse une mauvaise passe ou fait face à des difficultés financières.
  • Prévoir des primes pour ceux de vos chauffeurs qui présentent la consommation la plus raisonnée en fonction du kilométrage parcouru et du niveau de chargement.
  • Installer une caméra filmant la cuve interne qui aura un effet dissuasif pour les salariés qui seraient tentés de se servir à des fins personnelles.

Les vols externes à l'entreprise

Se protéger des vols externes à l'entreprise demande une vigilance de tous les instants de votre part et de celle de votre chauffeur. D'abord évitez de faire le plein d'un camion lorsque vous savez qu'il va rester stationné dans le parking de votre entreprise plusieurs jours. Notamment le week-end où les locaux sont vides. Même si votre parking est surveillé par des caméras les réseaux de voleurs rivalisent d'inventivité pour contourner les systèmes de surveillance. Vous pouvez toujours engager un vigile avec un chien, mais cela a un coût et il ne pourra pas surveiller toute votre flotte, surtout si l'aire de stationnement est grande.
Lorsque votre chauffeur doit stationner en extérieur lors du transport, les occasions de siphonnage sont encore plus grandes. Une note interne qui rappelle les bonnes pratiques est indispensable :
  • Le plein doit être fait dans une station-service où il y a du passage. Évitez les petites stations dans des endroits déserts et de nuit où les voleurs peuvent être tentés de passer à l'action pour un vol à la pompe.
  • Si votre chauffeur doit dormir en cours de route, il doit stationner dans un endroit passant et éclairé, ou sur des aires d'autoroutes sécurisées avec barrières, de préférence là où d'autres poids lourds sont garés. Le stationnement poids lourd contre poids lourd est aussi un bon réflexe. Le réservoir devient ainsi inaccessible.
  • Investissez dans un détecteur de mouvement. Ce système est toutefois à double tranchant puisqu'il détecte toute personne ou animal qui s'approche du poids lourd. Les alertes peuvent donc être fréquentes et sans fondement.

Les solutions technologiques contre le vol de carburant

Toutes les solutions, humaines ou technologiques énumérées ci-dessus, ont toutes leurs imperfections. Elles tablent notamment sur la vigilance de vos chauffeurs et impliquent de multiples investissements qui ne permettent pas toujours de détecter ou d'empêcher les vols de carburant. alertgasoil est un système de monitoring en temps réel à installer sur vos poids lourds. L'application web, également disponible en version mobile pour smartphone, effectue un électrocardiogramme en temps réel de votre réservoir.

Comment alertgasoil™ détecte les différents types de vols de carburant ?

  1. Pour les vols internes, l'outil vous alerte si le propriétaire des clés était sur place et le véhicule à l'arrêt. Même une baisse de quelques litres est mesurée et visible clairement sur l'électrocardiogramme du réservoir.
  2. Pour les vols à la pompe un contrôle de facturation met en évidence la différence entre la facture du plein et le volume de carburant entré en réservoir.
  3. Pour les siphonnages externes, une sirène à 110 décibels retentit lorsqu'une tentative de vol est en cours. L'alarme revêt ainsi un caractère dissuasif immédiat auprès des voleurs et, si elle réveille le chauffeur, ce dernier peut alerter la police et démarrer le camion, ce qui a pour effet de faire fuir les voleurs.

Véritable manque à gagner pour votre entreprise de transport, le vol de carburant peut être désormais facilement détecté et évité. Optimisez vos dépenses et votre trésorerie en investissant dans un outil complet et souple.


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Redigé par a.palli
Consommation poids lourd
lun 28/09/2020 - 15:26
Article

Consommation poids lourd : comment s'assurer de la fiabilité des données ?

Selon le site du fournisseur de carburant Total, le carburant constitue le deuxième poste de dépense d’un transporteur derrière les salaires. Plus précisément, selon alertgasoil™ le carburant représente 30 % de vos charges. C’est dire si l’optimisation de vos dépenses de gazole pour vos poids lourds est un levier fondamental pour réduire vos frais et optimiser votre trésorerie et votre rentabilité.

Quelle consommation de carburant pour un poids lourd ?

Un poids lourd consomme environ 46 000 litres de gasoil par an. Le prix du gazole étant environ de 1 euro le litre (chiffres donnés par le comité national routier en août 2020), les dépenses de carburant pour un camion se situent donc aux alentours de 46 000 euros par an. Si vous possédez une flotte de 20 poids lourds, le coût annuel du carburant sera environ d’un million d’euros.

La consommation d’un poids lourd dépend de nombreux facteurs :

  1. Le type de camion : porteur ou ensemble articulé. Le plus gros consommateur de gasoil est l’ensemble articulé avec une consommation moyenne estimée à 34,2 litres aux 100 kilomètres.
  2. Son kilométrage et son état général.
  3. Son poids total en charge (PTAC).
  4. Le type de route fréquentée : la circulation en ville, sur routes accidentées et en montagne ou dans les bouchons accroît la consommation.
  5. Le nombre d’arrêts en cours de transport, notamment si vos camions effectuent de nombreuses livraisons de proximité.
  6. Les équipements du poids lourd : chauffage et climatisation augmentent la consommation de carburant. Respectivement d’un litre aux 100 kilomètres et 0,5 litre par heure.
  7. Le volume des produits transportés et la manière de les agencer. Energeco estime le surcroît de consommation de gazole à 12 % lorsque vos camions transportent des matériaux dépassant le poids lourd en longueur. Et ce à une vitesse de 80 km/heure. Ainsi une surcharge de 1 tonne à partir de 40 tonnes engendre une surconsommation de 0,5 à 0,7 litre aux 100 kilomètres.
  8. Des réservoirs trop pleins qui, en augmentant la charge du camion, engendrent une surconsommation de carburant.
  9. Les vols et siphonnages peuvent aussi peser dans la balance.

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Quelle consommation aux 100 kilomètres pour un poids lourd ?

Il existe souvent un différentiel entre la consommation aux 100 kilomètres annoncée par le constructeur du poids lourd et les données enregistrées par l’ordinateur de bord.

On estime à 33 litres aux 100 kilomètres la consommation moyenne d’un camion avec des disparités importantes selon les modèles. Le tableau ci-dessous donne un aperçu des performances des principaux poids lourds vendus en France en 2018.

Modèle de poids lourd PTAC Puissance en chevaux Consommation aux 100 kilomètres
Renault Trucks T 18 - 26 tonnes 440, 480 ou 520 chevaux Entre 25 et 40 litres (en fonction du modèle et du type de trajet)
Mercedes Actros 18 - 26 tonnes 420 à 510 chevaux Environ 20 litres (en fonction du modèle et du type de trajet)
Volvo FH Jusqu’à 26 tonnes Jusqu’à 540 chevaux Environ 30 litres (en fonction du modèle et du type de trajet)
Daf XF 480 Jusqu’à 44 tonnes Jusqu’à 483 chevaux Environ 27 à 30 litres (en fonction du modèle et du type de trajet)

Rejet de Co2 et consommation de carburant : quel impact ?

Plus un camion consomme de carburant plus il rejette de CO2. Le fait de conduire un camion peu gourmand en gazole permet aussi de minimiser les émissions de CO2 (selon l’ADEME le transport routier représente 22 % du total des émissions de gaz à effet de serre). D’autant que les normes deviennent assez drastiques. La norme Euro VI actuelle, permet ainsi de réduire considérablement les plafonds des émissions polluantes de poids lourds. Le saviez-vous ? Depuis 1988 (lancement de la norme Euro 0) et l’actuelle Euro VI, les NOx auront été divisés par 36, les HC par 18 et les particules par 35. source Ecologie.gouv.fr

Le 25 juillet 2019 un règlement européen a été émis établissant des normes d’émission de −15 % d’ici à 2025 et de −30 % d’ici à 2030 pour les camions.

Faire baisser la consommation de carburant de vos poids lourds devient ainsi un enjeu plus vaste que celui de simplement économiser sur vos charges.

Comment obtenir des données fiables sur sa consommation de carburant ?

Il n’est pas toujours évident d’obtenir des données fiables sur la consommation de gasoil de vos camions. Les datas de l'ordinateur de bord ou les consommations théoriques annoncées par les constructeurs ne reflètent pas toujours la réalité avec précision.
À ce titre, rappelons le scandale dit du Dieselgate chez Volkswagen qui avait imaginé, en 2015, un logiciel qui falsifiait le taux d’émission d’oxydes d’azote (Nox) pour contourner les contrôles anti pollution. En 2018 c’est au tour de BMW, d’Audi et de Porsche d’être épinglés pour le même type de fraude.

Alors comment obtenir des données fiables sur la consommation de carburant ? Vous pouvez vous livrer à des calculs en fonction du kilométrage et de vos factures de carburant, mais cette méthode est peu fiable et ne vous permet pas de voir comment vous pouvez optimiser votre consommation.

Au regard de ces éléments, on comprend l’utilité de disposer d’un système tiers et indépendant capable de fournir des données objectives en phase avec la réalité de la consommation de carburant.
Des solutions existent en effet pour monitorer la quantité de carburant utilisée en temps réel, et vous alerter quand des pics anormaux surviennent. Alertgasoil™ est un outil tout en un - relié à une application smartphone et web - qui peut vous faire économiser entre 7 et 30 % sur vos dépenses de carburant. Une jauge est installée dans le réservoir ainsi qu’un boîtier électronique pour transmettre en temps réel les données. Voici quelques-unes de ses fonctionnalités :

  • Élimination des gaspillages lors des temps moteur allumé véhicule à l’arrêt (TMAVA). Lorsque le temps de TMAVA est supérieur à 6 minutes une alerte vous parvient ainsi qu’à votre chauffeur. Sont bien sûr exclus les temps d’arrêts engendrés par la circulation : feux rouges, bouchons…
  • Réduction des pleins trop fréquents par un relevé précis en temps réel du volume de carburant dans le réservoir. Cela évite au camion de transporter trop de poids mort qui entraîne une surconsommation. Et à vos chauffeurs de perdre du temps.
  • Une aide au développement de l’éco-conduite grâce à des tableaux de bord : un tableau de bord global et un par chauffeur.
  • Des fonctionnalités de détection des vols de carburant et siphonnages. Ce grâce à une alarme de 110 décibels qui s’entend dans un rayon de trois mètres et qui alerte votre chauffeur, même s’il dort. Et à un contrôle de facturation qui vous permet de constater la différence entre le volume facturé et le volume réellement entré en réservoir.

Comment réduire la consommation de carburant de sa flotte ?

Une fois que vous avez constaté que la consommation de vos poids lourds peut être optimisée, il faut agir.

Optimiser votre consommation en adoptant de nouvelles pratiques

Quelques pratiques simples peuvent être adoptées par vos chauffeurs pour réduire votre consommation de gazole :

  • Lors des trajets, utilisez un GPS performant pour éviter les bouchons et ralentissements qui engendrent une surconsommation.
  • Quand c’est faisable privilégiez les autoroutes et routes sur lesquelles la conduite à vitesse constante est possible.
  • Optimiser vos trajets pour éviter les arrêts trop nombreux.
  • Sensibilisez vos chauffeurs sur la nécessité de stopper le moteur à l’arrêt, même pour une courte durée. Ainsi que sur une manière de conduire plus souple en démarrant doucement, en passant les vitesses de manière fluide et en ne conduisant pas pied au plancher, à part si les conditions de circulation l’exigent (insertion sur un rond-point très passant par exemple).
  • Chargez le camion de manière optimale pour qu’aucun élément ne dépasse. Un poids lourd avec une prise au vent trop importante va présenter une consommation de gazole plus élevée.
  • Contrôlez régulièrement l’état de vos camions. Un poids lourd avec un moteur encrassé, des filtres usagés, des pneus sous gonflés et des freins fatigués va surconsommer. En plus de présenter un danger sur la route.

Optimiser votre consommation en renouvelant votre flotte

Une flotte de vieux poids lourds va constituer un surcoût au niveau du carburant. De plus en plus, les constructeurs de camion optimisent la consommation des moteurs et leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Renseignez-vous sur les modèles les moins gourmands.
L’investissement de départ peut être rapidement amorti d’autant que votre budget réparations va fortement décroître. Au Royaume-Uni une étude a été menée qui confirme l’intérêt du carburant bioGNV sur des camions fonctionnant au GNC, GNL et au dual-fuel. Deux éléments ont été mis en évidence :

  1. L’économie de carburant peut aller jusqu’à 20 % avec le dual-fuel.
  2. Les émissions de CO2 sont considérablement réduites : jusqu’à 76 % de CO2 en moins pour un camion fonctionnant entièrement au biométhane. Et 17 % pour un poids lourd utilisant 25 % de biométhane.

Optimiser vos dépenses de carburant pour vos camions passe d’abord par une récolte des données fiables. Et le fait d’isoler les causes de votre surconsommation. Un monitoring efficace et quelques changements dans les habitudes de conduite de vos chauffeurs feront le reste.

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Redigé par a.palli
solar impulse
lun 11/05/2020 - 11:23
Article

Malgré la crise sanitaire, quelques bonnes nouvelles viennent égayer le quotidien !

La solution alertgasoil™ a récemment reçu le label « Solar Impulse Efficient Solution » décerné par la fondation Solar Impulse de Bertrand Piccard. Nous sommes très heureux de faire partie des solutions des 1000 solutions favorables à l'innovation climatique et écologique.

Le label Solar Impulse a pour vocation de protéger l'environnement et de mettre en lumière les solutions qui sont le plus profitables à tous. Cette nouvelle certification prouve que notre solution est d'utilité publique et montre que des solutions durables, profitables à notre planète existent. Nous sommes fiers de faire partie des solutions qui œuvrent pour demain.

« Des solutions logiques plus qu’écologiques existent, elles créent des emplois et génèrent des profits en oeuvrant pour la réduction des émissions de CO2 et la préservation des ressources naturelles » - Bertrand Piccard

Merci SOLAR IMPULSE et Bertrand Piccard pour la confiance accordée ! Solar Impulse

Redigé par e.giuliani